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Sud-Ubangi : 5 morts, 13 blessés et des dizaines de maisons incendiées dans des affrontements intercommunautaires à Engalango

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Le village d’Engalango, situé dans le secteur de Dongo, territoire de Kungu, province du Sud-ubangi, au nord-ouest de la République démocratique du Congo, a été le théâtre d’une flambée de violences meurtrières ce lundi 3 novembre 2025. Des affrontements intercommunautaires ont provoqué un lourd bilan humain et matériel : cinq morts, treize blessés graves et au moins quarante habitations réduites en cendres.

Selon des sources locales concordantes, bien que non officiellement confirmées, le conflit a été déclenché à la suite de l’assassinat d’un enseignant non originaire du village. Ce dernier aurait été pris à partie et tué par des habitants d’Engalango. En représailles, des membres de sa communauté d’origine, venus du groupement Lobala-Tanda, auraient lancé une expédition punitive dans le village, tuant quatre personnes à leur tour.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes d’une extrême violence : des corps sans vie portant des traces de coups de machette, de violents traumatismes et, selon certains témoignages, des impacts de balles. La panique s’est emparée de la population. De nombreux habitants auraient fui le village et les localités voisines, traversant le fleuve pour chercher refuge en République du Congo (Congo-Brazzaville).

À l’heure actuelle, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités provinciales ou nationales, ni sur le bilan exact, moins encore sur les mesures envisagées pour sécuriser la zone. Selon nos sources, aucune intervention des forces de sécurité n’a encore été signalée sur le terrain.

Cette flambée de violence survient dans un contexte déjà tendu dans la province du Sud-Ubangi, confrontée à une instabilité institutionnelle, des tensions politiques croissantes, et une insécurité alimentaire inquiétante. Le drame d’Engalango rappelle cruellement la fragilité du tissu social local, souvent exacerbé par l’impunité, l’absence d’autorité étatique, et la faiblesse des mécanismes traditionnels de résolution des conflits.

La situation demeure extrêmement tendue, avec un risque de propagation du conflit à d’autres localités si des mesures urgentes ne sont pas prises pour apaiser les tensions et restaurer l’ordre public.

Blaise ABITA ETAMBE

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Kasaï-Central : le Conservateur des titres immobiliers et le Chef du Cadastre de Kananga suspendus pour spoliation présumée des terrains de l’UNIKAN

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Une affaire foncière aux allures de scandale administratif secoue la ville de Kananga, au Kasaï-Central. Le Conservateur des Titres Immobiliers ainsi que le Chef de Division du Cadastre de la circonscription foncière de Kananga ont été suspendus à titre préventif pour leur implication présumée dans la spoliation d’une partie du patrimoine foncier de l’Université de Kananga (UNIKAN).

La décision est contenue dans une correspondance officielle signée par le Secrétaire général aux Affaires foncières, Gérard Mugangu Kulimushi. Cette mesure intervient après une dénonciation formulée le 14 mai 2026 par le Recteur de l’UNIKAN, qui accuse les deux responsables d’avoir réduit illégalement une portion du domaine universitaire au profit de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

Selon le document, le site concerné est pourtant couvert par un Certificat d’Enregistrement Volume K 1.71 Folio 146, délivré le 15 avril 2022. Malgré cette protection légale, huit hectares auraient été retranchés de cette concession à travers la délivrance d’un nouveau certificat d’enregistrement référencé Volume K 1.78 Folio 019, établi le 5 mai 2026.

Les autorités foncières reprochent aux concernés d’avoir violé plusieurs dispositions de la loi foncière n°25/062 du 30 décembre 2025, notamment les articles 101, 145 et 231. Le Secrétaire général aux Affaires foncières estime également que ce comportement contrevient au statut des agents de carrière des services publics de l’État ainsi qu’au Code de conduite de l’agent public.

Sur instruction de la ministre des Affaires foncières, les deux cadres suspendus ont été sommés de rejoindre Kinshasa sans délai pour répondre de ces accusations dans le cadre d’une procédure disciplinaire ouverte à leur charge.

En attendant l’issue des enquêtes, l’intérim est assuré par Joseph Kamuanga Kayembe au poste de Conservateur des titres immobiliers et Albert Mukadi Tshimanga à la tête de la Division du Cadastre de Kananga.

Cette affaire relance le débat sur la sécurisation du patrimoine foncier des institutions publiques dans la province du Kasaï-Central, où plusieurs cas de spoliation sont régulièrement dénoncés.

Mike Tyson Mukendi

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