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Sud-Kivu : Trois ressortissants chinois condamnés à 7 ans de prison pour exploitation illégale des minerais

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Le Tribunal de grande instance de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, a rendu son verdict dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 janvier 2025. Trois ressortissants chinois, accusés d’exploitation illégale des minerais et de blanchiment de capitaux, ont été condamnés à 7 ans de prison.

En plus de leur peine de prison, les prévenus devront s’acquitter d’une amende de 600 000 dollars américains. Aussi, 200 000 USD devraient être payés au compte de la province du Sud-Kivu, et 100 000 USD pour la chefferie de Wamuzimu à titre de dommages et intérêts.

Le Tribunal a détaillé les peines infligées pour les diverses infractions :

– Séjour irrégulier : Trois mois de prison.
– Achat illicite de minerais : Une amende de 10 000 USD, payable en francs congolais.
– Détention illégale de minerais : Chaque prévenu écopera de deux mois de prison et d’une amende de 100 000 USD, à régler en francs congolais.
– Blanchiment de capitaux : 7 ans de prison et une amende de 600 000 USD, également payables en francs congolais.

Les trois prévenus seront expatriés vers la Chine après avoir purgé leur peine et seront interdits de revenir en RDC.

De plus, le Tribunal a ordonné la confiscation de 10 lingots d’or et de 400 000 USD, des biens saisis lors de leur arrestation.

L’exploitation illégale des minerais dans le Sud-Kivu, particulièrement par certaines entreprises chinoises, demeure un problème complexe et multifacette pour la République démocratique du Congo.

Bien que des efforts aient été déployés pour réguler le secteur, l’application effective de ces régulations reste un défi majeur.

Il est essentiel que les autorités congolaises, en collaboration avec la communauté internationale, intensifient leurs actions pour garantir que les ressources naturelles du pays soient exploitées de manière légale, transparente et bénéfique pour la population.

Willy Theway Kambulu

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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête

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Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.

D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.

Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Dorcas Ntumba

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