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Sud-Kivu: les militaires de la 33ème région appelés à obéir totalement au président Félix Tshisekedi
Le commandant de la 33ème région militaire, le général major Akili Muhindo Charles alias » Mundos » appelle les soldats de la 33ème région militaire à une totale soumission au nouveau président de la République.
» Nous avons déjà un nouveau commandant suprême des FARDC nouvellement élu par les peuples en la personne de son excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et vous êtes appelés à vous soumettre ! Vous devez continuer à respecter les lois de la République et les autorités légalement établies », a insisté le général major MUhindo Akili Charles Mundos au cours d’une parade à l’intention de ses troupes.
Commandant des troupes au Sud-Kivu et au Maniema, Charles Mundos s’est réjoui des résultats des opérations militaires sur plusieurs fronts dans ses deux provinces, surtout sur la sécurisation des élections avant, pendant et après le 30 décembre 2018.
Le Sud-Kivu et le Maniema sont actuellement deux régions avec effectivité des groupes armés locaux et étrangers. D’où l’interpellation aux militaires et policiers de rester vigilants et de renforcer de
les relations civilo militaires par la courtoisie, la vigilance et la fermeté, a insisté Akili Muhindo Charles.
Pendant ce temps, le commandant des opérations militaires au Sud-Kivu, David Rugayi met en garde tous les groupes armés étrangers et nationaux en les invitant à déposer les armes.
» Les mesures idoines sont prises », annonce le général de brigade David Rugayi à tous ces semeurs de troubles dans les territoires d’Uvira et Fizi.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
