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Sud-Kivu: les militaires de la 33ème région appelés à obéir totalement au président Félix Tshisekedi
Le commandant de la 33ème région militaire, le général major Akili Muhindo Charles alias » Mundos » appelle les soldats de la 33ème région militaire à une totale soumission au nouveau président de la République.
» Nous avons déjà un nouveau commandant suprême des FARDC nouvellement élu par les peuples en la personne de son excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et vous êtes appelés à vous soumettre ! Vous devez continuer à respecter les lois de la République et les autorités légalement établies », a insisté le général major MUhindo Akili Charles Mundos au cours d’une parade à l’intention de ses troupes.
Commandant des troupes au Sud-Kivu et au Maniema, Charles Mundos s’est réjoui des résultats des opérations militaires sur plusieurs fronts dans ses deux provinces, surtout sur la sécurisation des élections avant, pendant et après le 30 décembre 2018.
Le Sud-Kivu et le Maniema sont actuellement deux régions avec effectivité des groupes armés locaux et étrangers. D’où l’interpellation aux militaires et policiers de rester vigilants et de renforcer de
les relations civilo militaires par la courtoisie, la vigilance et la fermeté, a insisté Akili Muhindo Charles.
Pendant ce temps, le commandant des opérations militaires au Sud-Kivu, David Rugayi met en garde tous les groupes armés étrangers et nationaux en les invitant à déposer les armes.
» Les mesures idoines sont prises », annonce le général de brigade David Rugayi à tous ces semeurs de troubles dans les territoires d’Uvira et Fizi.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
