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Actualité

Sud-Kivu : les femmes leaders brisent le silence et réclament la parité homme-femme dans toutes les sphères

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Les femmes leaders issues de différents partis politiques, de la Société civile, du consortium Karibu Jeunesse Nouvelle, de WIPC
, de l’Association des femmes des médias et AWFD, haussent à nouveau le ton pour revendiquer la parité hommes-femmes dans toutes les sphères.

Dans une déclaration rendue publique à l’issue d’un atelier de 4 jours, elles dressent un tableau sombre de la situation de la femme au Sud-Kivu.

” Les femmes sont trop peu nombreuses dans les postes de décision. Plus on monte dans la sphère du pouvoir, moins elles sont représentées. Cette situation d’inégalité n’est plus acceptable et notre démocratie ne peut s’en satisfaire. La parité dans les instances du pouvoir, de tous les pouvoirs est le but à attendre”, se fixent ces femmes leaders.

Moins de 20 pourcent sont au pouvoir. Elles n’occupent que des postes de chefs des ligues des femmes dans les partis politiques.

” C’est non seulement une question d’égalité de sexe mais la légitimité démocratique. C’est pourquoi nous ne resterons pas sous silence, nous ne nous fatiguerons jamais tant que la parité homme-femme ne sera pas une réalité dans toutes les instances de prise de décisions dans la province du Sud-Kivu”, déclarent les femmes leaders.

Et de conclure: ” la parité est une question de la démocratie”.

Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET


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À la Une

Congrès pour la désignation d’un membre de la cour constitutionnelle : Bahati tente un passage en force !

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Le président du Congrès du parlement sur la désignation d’un membre de la cour constitutionnelle, Modeste Bahati Lukwebo, a créé un incident à la plénière de ce vendredi 27 mai.

Alors que les discussions de poursuivaient et que les parlementaires (députés et sénateurs) ont émis le vœu de passer au vote de la plénière après l’échec de la commission paritaire mixte mise en place en vue d’étudier les dossiers de candidature, Bahati a d’abord tenté de remettre la procédure à la case du départ en insistant sur le fait que c’est au sénat qu’il appartient de désigner seul le représentant de la cour constitutionnelle pour le quota du parlement.

Les sénateurs et députés nationaux présents à la plénière ont trouvé en Bahati Lukwebo la volonté manifeste de saper les efforts des parlementaires sur la procédure.

Un comportement étonnant, en effet, d’autant plus qu’aucun texte règlementaire n’établit que le candidat devrait provenir du sénat. Qu’à cela ne tienne, les parlementaires ont accédé à la demande d’accorder l’avantage au sénat, étant donné que l’assemblée nationale, elle, a à son compte les deux autres juges auprès de cour constitutionnelle.

Pour cette raison, cinq candidats ont été éliminés et les deux qui sont restés dans la course sont membres du sénat.
Bahati étonne les parlementaires en voulant coûte que coûte faire placer un sénateur de son obédience politique. Les ambitions politiques du président du Sénat sont mises au jour.

Devant l’ambition de faire placer son juge à la cour constitutionnelle, Bahati a empêché les parlementaires de procéder au vote. Sous l’effet de la colère, il a arrêté la plénière : “C’est fini, nous allons envoyer les deux dossiers au président de la République pour nous départager”, a clamé le président du sénat.

Les parlementaires témoins de l’acte de Modeste Bahati Lukwebo n’ont pas tardé à manifester leur mécontentement. Pour le député National Modeste Kazwazwa, l’acte du président du Congrès est une insulte à la République et au peuple congolais qui attend de son parement des actions pour l’avancement démocratique. Le député national Guy Mafuta, émotionné devant l’incident, pense que Bahati profite d’un vide juridique.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET


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