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Sécurité

Sud-Kivu : Interdiction de circulation des taxis avec des vitres fumées à Bukavu

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Tous les véhicules de transport en commun avec des vitres fumées sont interdits de circuler sur toute l’étendue de la ville de Bukavu au Sud-Kivu à partir de ce jeudi 05 septembre 2024.

Cette décision a été annoncée par le maire de la ville Zeno Karumba Cikuta dans un communiqué officiel rendu public et dont une copie est parvenu à Congo profond.net jeudi 05 septembre.

L’autorité urbaine justifie cette mesure par le fait qu’il s’observe plusieurs bavures dans le secteur de transport en commun à Bukavu.

Des bavures caractérisées par des cas de vols, viols et tentatives de kidnapping orchestrées par des inciviques qui, d’après le maire de la ville, se servent des véhicules de transport avec des vitres fumées pour commettre leurs forfaits.

Cependant, l’autorité urbaine appelle la population à la vigilance et à éviter d’entrer dans des véhicules de transport en commun avec des vitres fumées.

Néanmoins, il demande aux propriétaires de ces véhicules de les déteindre dans un délai de sept jours précisant de même que les récalcitrants seront soumis aux amandes.

Signalons qu’une insécurité grandissante bat son plein ce dernier temps à Bukavu où des cas des kidnapping et tueries ne cessent d’être enregistrés, chose qui inquiète plus d’un observateur.

Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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