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Sud-Kivu : 35.000 enfants vaccinés contre la rougeole, le médecin chef de zone de Nyangezi se dit satisfait du résultat obtenu
Le médecin chef de zone de santé de Nyangezi( Sud-Kivu), Dr Olivier KABARATI AMANI, se dit très satisfait du résultat obtenu lors de la campagne contre la rougeole. Il a dit ce mercredi 31 mai 2023, lors d’une interview exclusive accordée au congoprofond.net.
Selon Olivier KABARATI, grâce aux différentes personnalités dont les autorités locales, la société civile et les médias le nombre attendu a été dépassé. D’où, ses encouragements à la poursuite sur cette lancée. ‹‹ On est parvenu à vacciner plus de 35.000 enfants après ratissage. Un nombre s’élevant à plus de 105% car le nombre attendu était de 34.000 enfants. Cette réussite n’est rien d’autre que la sensibilisation faite par les autorités locales, les leaders communautaires et les médias que nous encourageons pour ce travail abattu››, a avoué le médecin chef de zone de santé de Nyangezi.
À cette occasion, il a demandé aux parents de préparer les enfants lors de la prochaine campagne de vaccination contre la poliomyélite qui commence le jeudi 8 juin 2023. Objectif : leur faire bénéficier cette deuxième dose. ‹‹ À travers votre micro, nous interpellons les parents de préparer les enfants afin de bénéficier du vaccin contre la poliomyélite qui commence le jeudi 08 juin prochain. Nous demandons aux différentes personnalités de nous accompagner encore afin de faire mieux.››, a-t-il ajouté.
Disons que l’opération d’administration du vaccin contre la rougeole avait commencé le mercredi 24 mai et s’est clôturée le dimanche 28 mai dernier.
Nicolas CAHIHABWA BISIMWA/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
