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Sports

Stade Van Nevel : les nouveaux poteaux salués, les sportifs de Butembo réclament le retour de la LIFNOKI

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Les sportifs de Butembo et plusieurs participants à la 59e édition de la Coupe du Congo ont accueilli favorablement la fixation de nouveaux poteaux au stade Van Nevel, réalisée par la fondation éponyme. Ce changement est perçu comme une réponse directe aux inquiétudes de sécurité, après un incident récent ayant causé la blessure d’un joueur.

Parmi les voix qui s’élèvent pour soutenir cette initiative, celle de Mumbere Reagan, fervent supporter de l’AS Nyuki, est claire : « Ces nouveaux poteaux en plastique sont bien conçus, solides et sécurisants pour les joueurs, contrairement aux anciens poteaux métalliques dangereux. » Il lance un appel à la LIFNOKI (Ligue de Football du Nord-Kivu) : « Nous demandons que la compétition reprenne ici, à Butembo. »

Même son de cloche du côté des joueurs. Mboyo Kumu Joël, gardien du FC Chui de Nzenga (territoire de Beni), affirme : « Ces poteaux sont bien meilleurs que ceux d’avant, je les ai testés personnellement. » Son coéquipier Kambale Tengetenge Charles insiste sur les conséquences logistiques d’un éventuel déplacement à Oïcha : « La délocalisation perturberait les joueurs et engendrerait des coûts supplémentaires pour les équipes déjà installées à Butembo »

Pour rappel, l’incident survenu le 22 avril 2025, lors d’un match entre Feu Rouge et Ma Commune, avait conduit à l’interruption du jeu après la chute d’un poteau mal ajusté, provoquant la blessure d’un joueur. Cette situation avait poussé la LIFNOKI à suspendre la compétition à Butembo et à envisager son transfert vers Oïcha.

Mais avec cette nouvelle installation, les acteurs du football local estiment que toutes les conditions sont désormais réunies pour un retour rapide des matchs au stade Van Nevel.

Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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