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Stade Municipal de Delvaux : le nouveau gestionnaire Bob Makandalele dévoile ses projets
Nommé il y a plus de deux semaines à la tête de l’un des stades municipaux de Kinshasa, précisément celui de la commune de Ngaliema, dans le quartier Delvaux, baptisé « Stade Santos Mutubile », Bob Makandalele a dévoilé, lundi 11 mars 2019, au cours d’une conférence de presse organisée dans l’enceinte dudit stade, ses ambitions ou projets pour ce stade que la société Invicta gère, construit à l’époque du Premier ministre Augustin Matata Mponyo.
Nécessité de la pelouse synthétique
Bob Makandalele a dit, à travers cette conférence de presse, qu’il a trouvé ce stade municipal en bonne état; il n’y a rien à envier aux stades municipaux européens. Le seul bémol, c’est la pelouse naturelle qui ne peut pas permettre à ce qu’il y ait beaucoup de matchs, donc le projet de la pose de la pelouse synthétique s’impose à un futur très proche.
le « Nzango » pour lancer les activités »
Pour lancer ses activités dans ce stade municipal, le nouveau gestionnaire a trouvé bon de commencer par le « Nzango » puisque c’est un mois dédié à la femme. D’où, un tournoi est prévu du 20 au 30 mars 2019 avec comme invitée, une femme ambassadrice la plus populaire dont le nom reste encore caché.
Tournoi Kinshasa international Cup
Comme c’est un stade de football, un tournoi de foot des jeunes entre 15 à 20 ans est programmé du 01 au 07 avril prochain. L’objectif de ce tournoi qui est dénommée « Kinshasa international Cup » qui sera supervisé par trois entraîneurs espagnols et un intermédiaire FIFA, est de sélectionner des jeunes et faire une équipe qui va représenter la RDC à Dubaï du 15 au 18 avril à un tournoi Dubaï Cup.
« Kinshasa est mal réputé que les jeunes sont des voleurs; mais nous, on veut ramener une autre image de cette jeunesse », à expliqué, Bob Makandalele
Le nouveau gestionnaire du stade Santos Mutubile a aussi promis l’ouverture d’une école de foot avec les Espagnols.
Il convient de signaler que les quatre stades municipaux construits à Kinshasa sont réputés de « chers » et ne permettent pas à la jeunesse de jouer.
Quant à ce sujet, Bob Makandalele a reçu tout les clubs de Delvaux pour leurs dire qu’ils peuvent venir jouer dans ce stade sans payer, si pas quelque chose seulement pour les produits de l’entretient et il n’y aura pas de frais de participation pour les joueurs de Delvaux lors du tournoi Kinshasa international Cup.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
