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Stade des Martyrs : les travaux de réhabilitation tournent au ralenti depuis 3 mois !

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Lancés depuis le 23 avril dernier en pleine période de confinement due à la pandémie de Covid-19, les travaux de réfection et de réhabilitation du stade des Martyrs, spécifiquement ceux des vestiaires, n’avancent pratiquement pas, trois mois après le début. Un constat amer fait par notre rédaction, ce lundi 27 juillet 2020, lors d’une visite à cette installation sportive, alors que les activités sportives devraient normalement reprendre d’ici le 15 aoùt prochain.

Stade des Martyrs / Situation 23 avril 2020


Au cours de sa dernière visite officielle, le ministre des Sports et Loisirs, Amos Mbayo Kitenge, annonçait que les travaux devraient finir après deux mois, les assurances ont été faites par Grafic 2000, l’entreprise qui exécute les travaux. “Au départ, on attendait que les matchs de la Linafoot puissent se terminer. Maintenant, ils ont profité de cette trêve pour commencer les travaux », déclarait le 23 avril dernier, Amos Mbayo.

Comme les exécutants n’ont pas profité de ce temps mort pour faire avancer les travaux à grand pas, qu’est-ce qui se passera à la reprise des activités au stade ?, se demandent les sportifs. Seul, le ministre des sports ou encore la société Grafic 2000 peuvent répondre à cette question. Le ministre des Sports soulevait toutefois une préoccupation dans ce sens le 23 avril dernier :

Stade des Martyrs, Situation 27 juillet 2020


« Le problème est qu’ils ont commandé des matériels en Europe et en Asie, mais avec le confinement, il faudra donner du temps ». Pour certains sportifs, cette justification ne tient pas debout. Ils estiment qu’il y a des tâches qui ne nécessitent pas l’acheminement des matériels à partir de l’etranger.

Si les travaux de réhabilitation des vestiaires n’ont pas évolué depuis trois mois, réplique une autre opinion, à fortiori les autres travaux, sachant que le stade des Martyrs est sous menace de fermeture par la Confédération africaine de football (CAF), car ne répondant pas aux normes internationales.

Stade des Martyrs /Situation 27 juillet 2020


Les championnats nationaux qui vont peut-être reprendre au fin août ou début septembre risquent gros, et les Léopards football, en attente du calendrier réaménagé de la CAF et Fifa, pourront également se retrouver dans l’impasse au cas où, ce stade serait fermé par la CAF.

Stade des Martyrs, Situation 27 juillet 2020


Notons que 350.000 $ ont été décaissés en avril dernier par l’Etat congolais pour les travaux de ces vestiaires, selon le coût évalué par l’entreprise qui exécute, alors que la totalité pour la réfection du stade entier évalué à 4 millions Usd. Il reste à savoir si, après la première tranche, l’Etat a-t-il encore ajouté d’argent. Wait and see !

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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