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Squash : la 6e édition du Tournoi XXL ouvre ses portes
La Fédération Congolaise de Squash ( Fecodesq) a, à travers, une conférence de presse tenue ce samedi 07 novembre au cercle de Kinshasa, lancé la 6e édition du Tournoi XXL, sponsorisé par la Bracongo comme à l’accoutumée.
Cette sixième édition va se dérouler du 09 au 22 novembre prochain au cercle de Kinshasa avec la participation de 32 Squashmen répartis dans 8 groupes de 4.
Dans la salle devant les journalistes, le président de la FECODESQ, Simon Yoka, accompagné de la vice-présidente, Patricia Bitota, du trésorier, ainsi que le représentant du sponsor a promis l’organisation de la 7e édition à Lubumbashi, pour permettre aussi la visibilité et la vulgarisation de cette discipline qui prend de plus en plus d’ampleur en République démocratique du Congo.
« Nous voulons aussi vulgariser cette discipline dans toute l’étendue du pays. Donc l’année prochaine on fera un effort pour organiser une édition dans la ville de Lubumbashi. Mais le grand problème reste les infrastructures. Seulement Kinshasa, Kongo Central et Haut Katanga ont des infrastructures… », a expliqué, Simon Yoka, en expliquant aussi que le vainqueur va comme d’habitude bénéficier d’une prise en charge pour un stage en Singapour.
Simon Yoka a également signalé la venue d’un nouveau partenaire, Paris Sportif « Winner », qui fera en sorte que le nombre des participants augmente à 64.
Signalons par ailleurs que la 5e édition a été gagnée par Jean Marie Besombi, qui avait battu en finale Gola Supa, inscrivant ainsi son nom dans les annales de ce tournoi, maîtrisé de main de maître par Bianco Kibuila qui a gagné, à lui seul 4 titres. Malheureusement ce dernier ne sera pas là pour sa deuxième saison de suite pour cause de suspension par la Fédération.
Voici par ailleurs la composition des groupes
GROUPE A
-JM Besombi
-Tonda Christian
-Iyolo Béni
-Ngiola Israël
GROUPE B
-Moussa Christian
-Enoch Nzoko
-Moke Shadrack
-Kizeidioko Vicky
GROUPE C
-Bongese.K
-Ruberi Bonka
-Marcelo T
-Yoka Chrisra
GROUPE D
-Manvidila Gaëtan
-Nancy Onya
-Masiala Samuel
-Lubangamo Ema
GROUPE E
-Besombi Paul
-Kashala Oscar
-Herman Yoka
-Padomi Mukalenge
GROUPE F
– Aboubacar
-Bams Alvine
-Itom Gaël
-Mbelu Samuel
GROUPE G
-Mubuadi V
-Mukeni Josué
-Tshibangu Jonathan
-Tshimanga Arsène
GROUPE H
-Calvi Mani
-Nzongo Christ
-Sarma Kul
-Olivier G
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Droits de l’Homme : « Nos besoins essentiels au quotidien » au cœur des défis congolais
Le 10 décembre 2025, le monde célèbre la Journée Internationale des Droits de l’Homme, commémorant l’adoption historique de la Déclaration Universelle en 1948. Cette année, le thème « Droits humains, nos essentiels de tous les jours » ou « Nos besoins essentiels au quotidien » résonne avec une force particulière, rappelant que les droits de l’homme ne sont pas des concepts abstraits, mais le fondement même d’une existence digne. Nulle part ce principe n’est plus crucial à examiner qu’en République Démocratique du Congo (RDC), un pays aux immenses richesses et aux défis profonds.
L’Indivisibilité des Droits : Un principe vital
Le thème de 2025 souligne l’indivisibilité et l’interdépendance de tous les droits. Le droit à la vie (art. 3) est intimement lié au droit à l’alimentation (art. 25), lui-même dépendant du droit au travail (art. 23) et à la sécurité (art. 3). La paix (préambule) est la condition sine qua non de l’accès à la santé (art. 25) et à l’éducation (art. 26). Cette vision holistique est essentielle pour analyser la situation en RDC, où la fragmentation des droits aggrave les vulnérabilités.

Les « Essentiels Quotidiens » en RDC : Entre Réalité et Aspiration
En RDC, la traduction des droits en « essentiels quotidiens » rencontre des obstacles majeurs, mais aussi des résiliences remarquables.
1. Le Droit à la Sécurité et à la Paix : Dans l’Est du pays, l’insécurité chronique liée aux activités de groupes armés nie le droit le plus fondamental : celui de vivre à l’abri de la peur. Les déplacements forcés de populations brisent les tissus communautaires et privent les individus de l’accès à leurs terres, leur logement et leurs moyens de subsistance. Sans sécurité, aucun autre droit ne peut pleinement exister. Cette réalité illustre tragiquement le thème : la paix est le premier « besoin essentiel au quotidien ».
2. Les Droits Économiques et Sociaux : Malgré un sous-sol extraordinairement riche, une large partie de la population congolaise lutte pour ses besoins essentiels. L’accès à l’eau potable, à une alimentation suffisante, à des soins de santé de qualité et à une éducation demeure un défi quotidien pour des millions de personnes. Le droit au travail décent est souvent compromis par l’économie informelle et l’exploitation. Pourtant, la créativité et l’économie de débrouillardise (Système D) témoignent de la quête inlassable des Congolais pour réaliser ces droits par eux-mêmes.
3. Les Droits Civils et Politiques : L’espace démocratique, bien que présent, fait face à des tensions. La liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association est parfois entravée. La participation pleine et entière de tous, notamment des femmes, des jeunes et des peuples autochtones, aux décisions qui affectent leur vie est un enjeu constant. Garantir ces droits est pourtant crucial pour que les citoyens puissent revendiquer et défendre leurs autres droits sociaux et économiques.
4. Les Populations Vulnérables : Les femmes, souvent premières victimes de violences et d’inégalités structurelles, les enfants privés d’école ou enrôlés de force, et les communautés locales impactées par l’exploitation des ressources, voient leurs droits essentiels quotidiennement bafoués. Leur inclusion et leur protection sont la pierre de touche de tout progrès authentique.

Des Lueurs d’Espoir et des Voies d’Action
Face à ce tableau complexe, des forces vives travaillent à faire des droits humains une réalité quotidienne : Une société civile dynamique et courageuse qui documente les abus, assiste les victimes et plaide pour des réformes. Des mécanismes juridiques nationaux et internationaux (la Cour Pénale Internationale, les juridictions militaires congolaises) qui, malgré des limites, poursuivent les auteurs des crimes les plus graves. Des initiatives communautaires de paix, de dialogue et de développement local qui restaurent le tissu social. Un cadre légal progressif (la Constitution, les lois sur la parité, la protection des défenseurs des droits) qui, s’il était pleinement mis en œuvre, constituerait un puissant levier.
Réaffirmer l’Urgence de l’Action
La Journée Internationale des Droits de l’Homme 2025, avec son thème centré sur le quotidien, nous somme de regarder en face une vérité simple : en RDC comme ailleurs, les droits de l’homme sont la mesure de notre humanité commune. Ils ne sont pas négociables.
L’applicabilité des droits en RDC exige une action concertée et indivisible :
– Priorité à la protection des civils et à la fin de l’impunité pour rétablir la sécurité, fondement de tous les autres droits.
– Investissements massifs et transparents dans les services essentiels : santé, éducation, eau, alimentation.
– Renforcement des institutions démocratiques et de l’État de droit pour garantir les libertés fondamentales.
– Responsabilité des acteurs économiques pour que l’exploitation des ressources bénéficie enfin aux populations.
– Soutien international cohérent qui place les droits humains au centre de tous les partenariats.
En cette journée du 10 décembre, honorons la résilience du peuple congolais en réaffirmant que ses « besoins essentiels au quotidien », la paix, le pain, la dignité, la justice, ne sont pas des privilèges, mais des droits inaliénables. Le chemin est long, mais chaque pas vers la réalisation de ces droits indivisibles est un pas vers une RDC où la promesse de la Déclaration Universelle devient, enfin, une expérience vécue chaque jour.
Régis MBUYI NGUDIE, Penseur et Consultant en communication
