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Sports : Cédric Bakambu lance sa fondation « Bakagoal »
Star du football international, Cédric Bakambu a lancé officiellement ce mercredi sa fondation pour les personnes démunies dénommée « Bakagoal ». C’était au cours d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Memling en présence de plusieurs personnalités politico-sportives.
Prenant la parole, le Papa de Bakambu, Jonathan Bakambu, a donné les objectifs et les buts de cette fondation qui est sans but lucratif.
Selon lui, Cédric Bakambu veut profiter de sa notoriété pour appuyer la jeunesse et marquer son temps, surtout que la carrière footballistique est éphémère. Cette fondation aura comme mission entre autres :

-La promotion du sport en général et football en particulier ;
– La promotion d’une bonne hygiène de vie et la santé ;
-La formation professionnelle ;
– L’éducation et la lecture ;
– La culture ;
– La tolérance et la paix ;
– Le respect de l’environnement
– L’écologie.
A son tour, le joueur de Beijing Guoan en première division en Chine, a restreint son projet de fondation en 5 axes.
« Dans la vie les hommes passent et les structures restent. C’est pourquoi j’ai souhaité mettre en place une structure d’aide humanitaire pour améliorer les quotidiens des Congolais et de la jeunesse en particulier dans toute l’étendue de la RDC », a-t-il dit.

Les cinq axe de la fondation pour l’année 2020 sont :
1.L’alphabétisation : c’est à dire donner la chance aux démunis de savoir lire et écrire et la construction des écoles.
2.L’enseignement de base : qui consiste soutenir des écoles primaires et secondaires en fournissant les outils modernes à travers la société Vodacom ;
3. La valorisation de l’histoire de la RDC : soutenir la restauration des sites historiques ( ex. site des escales de Nsiafumu dont les travaux vont commencer d’ici lundi prochain).
4. La promotion de nouvelles technologies, c’est-à-dire la mise en disposition des outils modernes et performants scolaires ;
5. Les Sports : la promotion du Football a travers un centre de formation. Doter des matériels aux clubs des jeunes. (Dès les prochains jours aux écoles, primaires secondaires, orphelins pour apporter au secours au plus défavorisés.)

Le président de la Fédération Congolaise de Football Association-FECOFA, Constant Omari présent dans la salle a promis de soutenir cette fondation à 100%, surtout dans sa partie de l’éducation.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?
Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.
Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.
Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.
Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.
Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.
Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.
Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
