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Environnement

Spoliation du terrain « Cimetière de Kasa-Vubu » : Le Conseil d’État trouve gain de cause auprès de la ministre d’État Acacia Bandubola

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La ministre d’Etat, ministre des Affaires foncières, Acacia Bandubola Mbongo, a réuni dans son cabinet de travail, le jeudi 19 septembre 2024, la délégation du Conseil d’État, les cadres du ministère de l’Urbanisme et Habitat, la délégation des chefs coutumiers.

Au menu : le dossier du cimetière de Kasa-Vubu, précisément le terrain du Conseil d’État qui a été spolié.

Dans sa prise de parole, la ministre d’Etat a rappelé que le cimetière de Kasa-Vubu est un fond réservé au domaine public de l’État et a martelé que la loi doit être appliquée.

Selon le Conservateur des titres immobiliers de Kasa-Vubu, ce problème de ce cimetière semble prendre une allure inutile, alors que les choses sont fixes de part de décisions judiciaires et administratives. « Nous étions une équipe mixte Conseil d’État, Affaires foncières et Urbanisme et Habitat. Il ne s’agit pas de l’ensemble du cimetière ; il s’agissait d’un cas précis qui est le terrain du Conseil d’État. Et le Conseil d’État détient à ce jour un acte de cession de la part de la société SAFRICOM, qui lui confère 1 hectare et 21 ha. Et de cette décision contenue dans l’acte de cession, un arrêté ministériel pris par le ministre des Affaires foncières répercute la même superficie. Madame la Ministre d’Etat était claire.

« Nous avons reçu l’autorisation d’établir le titre conséquent en fonction de cette superficie en faveur du Conseil d’État qui est un patrimoine de l’État, que nous devons sécuriser. Et injonction a été faite au Conseil d’État d’occuper le lieu et d’ériger un mur de clôture sur toute l’étendue de son périmètre. Ce qui serait aussi une sécurité pour le Conseil d’État « , a déclaré le CTI de Kasa-Vubu.

Le chef de la délégation du Conseil d’État a remercié la ministre d’Etat pour cette décision patriotique et juste en faveur du Conseil d’État.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Environnement

Journée mondiale de l’environnement : Phinées Makasi exhorte les élèves du CS Ngemba de Kinshasa à devenir acteurs de la transition écologique

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À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée ce 5 juin 2026, le Complexe Scolaire Ngemba de Kinshasa a reçu un message fort de sensibilisation. L’orateur, Phinées Makasi, enseignant aux universités et chef du département des sciences de l’Environnement à l’Université du CEPROMAD-GEMENA, a appelé la jeunesse scolaire à transformer l’angoisse écologique en action concrète.

1. « La vérité est là » : un constat lucide devant les élèves

Face aux enseignants et élèves réunis en conférence, Phinées Makasi a d’abord planté le décor : « Les signaux sont clairs, la science prouve, la nature en témoigne. La vérité est là. » Citant les vagues de chaleur, érosions, inondations, sécheresses et épidémies qui frappent déjà la République démocratique du Congo, il a rappelé que « ce que nos mains ont créé n’a pas seulement aidé l’humanité, cela a aussi causé de grands torts à notre environnement ».

Le scientifique a reconnu l’écoanxiété qui gagne les adolescents. « Cette peur de vivre dans un environnement qui se dégrade touche de plein fouet les jeunes que vous êtes », a-t-il dit. Mais loin de céder au fatalisme, son message se veut un appel au courage : « Le courage c’est de chercher la vérité et de la dire. »

2. « L’avenir vous appartient » : l’école comme levier de changement

Pour Phinées Makasi, la réponse passe par l’éducation. Reprenant Nelson Mandela « Si vous voulez détruire une nation, commencez par détruire son système éducatif », il a affirmé : « Si votre école est ouverte aujourd’hui, c’est qu’il y a de l’espoir. »

Le chef de département du CEPROMAD-GEMENA croit au potentiel des élèves : « Vous n’êtes pas de simples spectateurs : vous devez agir. L’école vous donne l’opportunité de réveiller en vous ce génie capable de tout changer. » Chaque cours, chaque livre, chaque projet doit devenir « une brique pour construire le monde de demain ».

3. Aux élèves : « Osez, créez, n’ayez pas peur de l’erreur »

Le message aux enfants se veut mobilisateur : « Vos voix comptent ! Vous avez des idées, une créativité et une audace que les adultes oublient parfois. Ne laissez personne vous dire que vous êtes trop jeunes pour faire bouger les lignes. »

Phinées Makasi a listé des pistes concrètes : « Créez des voitures électriques, des photovoltaïques, des cités écologiques, des aliments avec moins d’engrais chimiques ». Pour lui, la créativité écologique « se cache aujourd’hui dans vos cours de mathématiques, de physique, de géographie ou de botanique ». L’erreur, insiste-t-il, « est un apprentissage. Ceux qui transforment le monde sont simplement ceux qui ont essayé une fois de plus que les autres ».

4. Aux enseignants : « Ne gaspillez pas une minute »

S’adressant au corps professoral de l’école, l’environnementaliste a rappelé leur responsabilité : « Vous avez la lourde tâche de les maintenir concentrés pour atteindre leurs objectifs, dans un monde qui connaît une transformation numérique sans précédent. Cette tâche n’est pas facile, mais avec un peu de sacrifice, vous le pourriez. »

5. « Les signaux sont au vert »

Concluant son allocution, Phinées Makasi a lancé : « L’avenir ne vous attend pas, il vous appartient. Le monde de demain sera exactement ce que vous déciderez d’en faire. Dès aujourd’hui, connectez-vous, créez, osez. Les signaux sont au vert. C’est votre moment. »

Par ce discours, porté par Eagle Vision Of Afrique, l’universitaire veut faire de l’école un laboratoire d’écocitoyens. Un message qui résonne particulièrement à Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, province confrontée aux défis climatiques et environnementaux bien que disposant de vastes étendues forestières.

Blaise ABITA

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