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Souveraineté sanitaire : à Washington, l’Afrique affirme sa nouvelle voix sur la scène mondiale

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À Washington, lors du CSIS Futures Summit organisé en marge des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), une voix africaine s’est affirmée avec clarté : celle d’un continent qui ne veut plus subir les dynamiques de la santé mondiale, mais les redéfinir.

Aux côtés de figures influentes du secteur, notamment des responsables de grandes institutions engagées dans la préparation aux pandémies et la recherche biomédicale, le Directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le Dr Jean Kaseya, a porté un message fort : l’Afrique entre dans une nouvelle ère, celle de la souveraineté sanitaire.

Un tournant stratégique assumé

Ce tournant n’est pas théorique. Il s’ancre dans des réalités concrètes. Lorsque les financements extérieurs ont diminué, souvent brusquement, les pays africains n’ont pas cédé à l’attentisme. Au contraire, ils ont engagé une transformation stratégique, repensant leurs priorités, leurs mécanismes de coordination et leur capacité d’action.

La République démocratique du Congo en offre une illustration frappante. La riposte à sa 16ᵉ épidémie d’Ebola a démontré qu’une approche intégrée et dirigée au niveau national peut produire des résultats rapides et efficaces. Un plan unique, un budget unifié, une équipe coordonnée : cette méthode, centrée sur le leadership national, a permis de contenir la crise avec une efficacité remarquable.

Vers une santé publique plus autonome

Au-delà de l’exemple congolais, c’est toute une philosophie qui émerge : celle d’une santé publique africaine moins dépendante, plus stratégique, et résolument tournée vers l’anticipation et la résilience.

Mais cette évolution pose une question cruciale à l’échelle internationale : le système mondial de santé est-il prêt à changer de paradigme ? Est-il disposé à passer d’un modèle souvent vertical et dépendant de financements extérieurs à un partenariat plus équilibré, respectueux des priorités nationales ?

Car la souveraineté sanitaire ne signifie pas isolement. Elle implique plutôt une redéfinition des relations, où les pays africains ne sont plus seulement bénéficiaires, mais acteurs à part entière, capables de définir leurs stratégies, de mobiliser leurs ressources et de coordonner les réponses aux crises sanitaires.

Une dynamique irréversible

La dynamique est lancée. L’Afrique ne demande plus la permission d’agir : elle agit. Et dans ce mouvement, elle invite le reste du monde à évoluer avec elle.
La nouvelle ère de la santé mondiale a commencé. La question n’est plus de savoir si elle adviendra, mais qui sera prêt à l’accompagner.

Par Bibiche Mbete / Journaliste RTNC

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Hervé Claude Batukonke mise sur l’industrie locale : Le FPI évalue les champions industriels du Haut-Katanga

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Le Fonds de Promotion de l’Industrie poursuit sa stratégie de transformation économique par l’appui aux industries locales. En mission dans le Haut-Katanga, le Directeur Général du FPI, Hervé Claude Batukonke, a conduit une importante délégation chargée d’évaluer la viabilité, la rentabilité et l’impact socio-économique des projets financés par l’institution.

MES, symbole d’une industrialisation qui réduit les importations

Première étape de cette tournée : le groupe Mining Engineering Services (MES), devenu l’un des exemples les plus illustratifs de la montée en puissance de l’industrie congolaise.

Le consortium regroupe plusieurs filiales spécialisées dans divers secteurs stratégiques : construction des sites miniers, fabrication de plaques métalliques, câbles électriques moyenne et haute tension, matériaux de construction, boissons sucrées, eau minérale, détergents et emballages industriels. Tous les produits du groupe disposent d’une certification ISO, gage de conformité aux standards internationaux.

Grâce à l’appui du FPI, cette structure contribue progressivement à modifier le modèle économique congolais. La RDC, longtemps dépendante des importations, commence désormais à produire localement et à exporter certains biens manufacturés. Une évolution qui améliore progressivement la balance commerciale nationale.

Plus de 1.500 emplois créés en cinq ans

Depuis son implantation, MES a généré 1 566 emplois directs et indirects. Pour Hervé Claude Batukonke, cette performance doit impérativement s’accompagner du respect des normes sociales et fiscales.

Le DG du FPI a insisté sur la nécessité d’offrir des emplois décents aux travailleurs congolais tout en honorant les obligations fiscales, notamment le paiement régulier de la Taxe de Promotion de l’Industrie.

Le groupe MES, qui a déjà remboursé 56 % des crédits obtenus auprès du FPI, sollicite aujourd’hui un financement complémentaire pour étendre ses activités. Une demande que le patron du FPI a soumise à une analyse approfondie avant toute décision.

PREMIDIS, STEELCO, Swista : Le FPI accélère la diversification industrielle

La mission du FPI s’est également poursuivie dans plusieurs autres unités industrielles du Haut-Katanga. La délégation a visité le projet PREMIDIS, actif dans les boissons gazeuses et les produits cosmétiques, l’usine Swista, ainsi que Bags and Sacks, spécialisée dans les emballages miniers et de ciment.

La société STEELCO, qui fabrique des lingots d’étain, des barres de fer et des tôles, a également reçu la visite du DG du FPI.

À travers cette tournée, Hervé Claude Batukonke entend renforcer une vision claire : soutenir des industries capables de créer de la valeur ajoutée locale, tout en imposant une culture de remboursement rigoureux des crédits publics et du respect des obligations fiscales.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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