Coopération
Soudan/El Fasher : Le Forum International Nasser dénonce des atrocités et appelle à une intervention urgente
Le Forum International Nasser, Chapitre Soudan, a exprimé ce jeudi sa vive indignation et sa ferme condamnation face aux violations graves et aux atrocités commises contre les civils innocents dans la ville d’El Fasher, au Nord-Darfour, à la suite des récentes attaques perpétrées par les Forces de Soutien Rapide (FSR).
Dans une déclaration rendue publique, le Forum dénonce avec la plus grande fermeté les attaques délibérées contre les civils, les hôpitaux et les infrastructures humanitaires, qualifiant ces actes de crimes de guerre flagrants et de violations du droit international humanitaire qui ne doivent pas rester impunis.
L’organisation appelle les Nations unies, l’Union africaine, la Ligue des États arabes ainsi que l’ensemble des partenaires internationaux à intervenir d’urgence pour protéger les populations civiles, faciliter l’accès humanitaire et garantir la reddition de comptes des auteurs de ces crimes.
Le Forum insiste sur la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat, de l’ouverture de corridors humanitaires sécurisés et de la protection des personnes déplacées, notamment les femmes et les enfants, conformément aux obligations internationales en matière de droits humains.
Réaffirmant sa solidarité indéfectible avec le peuple soudanais, le Forum International Nasser exhorte les acteurs nationaux à privilégier le dialogue plutôt que la violence et à œuvrer ensemble pour une solution politique globale, inclusive et pacifique afin de restaurer la stabilité, l’unité et la dignité du Soudan.
Le communiqué conclut en soulignant que le Forum International Nasser – Chapitre Soudan demeure fermement engagé dans toute initiative visant à mettre fin à la souffrance au Darfour et à préserver l’intégrité territoriale ainsi que la cohésion sociale du Soudan.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kinshasa : Rémi Maréchaux annonce la 9e Semaine française avec un accent sur le numérique, les transports et l’énergie
Au cours d’une conférence de presse ténue ce jeudi 9 avril, à Pullman Hôtel dans la commune de Gombe, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a annoncé la ténue de la 9ème semaine française de Kinshasa, annonçant des priorités communes entre les deux pays pour les 4 prochaines années dans les secteurs stratégiques de croissance, notamment les mines et ressources naturelles naturelles, l’énergie et transition énergétique, ville durable et infrastructures, logistique et nouvelles voies de communication, numérique et innovation technologique, environnement et économie verte.

Ce rendez-vous économique annuel de référence entre les deux pays, organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-congolaise (CCIF), en partenariat avec l’Ambassade de France RDC, se tiendra du 22 au 24 avril prochains autour du thème : « RDC-France : perspectives partagées ». Elle entend favoriser les synergies entre le secteur privé, les institutions et les investisseurs internationaux. Elle contribue activement au développement de partenariats durables et structurants.
Aux côtés de Bertrand Bisengumana, président de la CCI Franco-congolaise et de Rachel Pungu, Directrice générale de l’ANAPI, Rémi Maréchaux a rappelé qu’avec le gouvernement congolais, « nous avons signé il y a deux mois, un accord qui définit les priorités communes pour les quatre prochaines années dans les secteurs qui seront évoqués dans la SFK 2026 », précisant que « l’Agence Française de Développement a signé avec la RDC l’année dernière un prêt de 100 millions d’euros qui vient compléter un financement à la Banque mondiale pour offrir à 30 millions de Congolais un accès à Internet ».

Il a également évoqué le secteur des transports qui selon lui constitue un frein au développement de l’activité linéaire, de la croissance économique et agricole. « Il faut que les agriculteurs aient accès au marché, aient accès aux villes », a-t-il souhaité, faisant savoir que ce rendez-nous propose un programme complet de conférences plénières, ateliers sectoriels, rencontrées B2B et B2G, permettant aux participants de rencontrer des décideurs publics et privés, découvrir les innovations et expertises françaises adaptées aux contextes congolais et développer leur réseau avec d’autres entreprises.
Exaucé Kaya et Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
