À la Une
Sort du Pasteur Ngoy Mulunda : Désespérée, son épouse lance un appel à la justice et à la vérité
Madame Shimba Mulunda, l’épouse du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda Nyanga, a lancé un appel poignant à l’opinion publique nationale et internationale pour dénoncer la situation tragique de son mari, porté disparu depuis son enlèvement en décembre 2024.
Dans une déclaration dont copie est arrivée à la rédaction CONGOPROFOND.NET, ce weekend, elle s’élève contre les rumeurs persistantes qui circulent sur le sort de son époux, et dénonce la complicité des autorités congolaises et zambiennes dans cet enlèvement présumé.
On se rappellera que 18 décembre 2024, cet ancien président de la CENI a été enlevé à son domicile à Lusaka, capitale de la Zambie, par des hommes se réclamant de services de renseignement zambiens, qui seraient en collaboration avec les autorités congolaises et les services de renseignement militaire de la RDC.
Selon des sources familiales, Ngoyi Mulunda a disparu dans les locaux de la Direction des Renseignements Militaires (DMIAP) de la RDC.
Dans sa déclaration, Mme Shimba Mulunda dénonce ce qu’elle considère comme une injustice intolérable et exprime ses inquiétudes sur la sécurité de son époux.
« Mon mari, qui n’a commis aucun crime, est un homme de paix et de foi, et mérite d’être traité avec dignité et respect…Je veux mon mari, vivant et en bonne santé », a-t-elle exigé.
A l’en croire, la situation de son mari revêt une extrême gravité, et le silence des autorités est incompréhensible et inacceptable.
De ce fait, Mme Mulunda insiste sur le fait qu’une enquête indépendante et transparente doit être menée immédiatement afin que la vérité éclate et que la justice soit rendue.
WTK/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
