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Environnement

Sommet du G20 à Bali : La RDC, le Brésil et l’Indonésie signent un accord commun de compensation contre les pollueurs

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La vice-premier ministre et ministre de l’Environnement et Développement Durable (MEDD), Eve Bazaïba et son collègue de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya, prennent part durant deux jours successifs, soit du mardi 15 au mercredi 16 novembre 2022, au sommet du G20 qui se tient à BALI en Indonésie avec comme thème : « Se relever ensemble, se relever plus fort ». Ce sommet se tient sous la présidence indonésienne du G20 depuis le 1er décembre 2021 au 30 novembre 2022.

Des sources plus locales signalent que c’est en marge de ce sommet du G20 de Bali qu’est intervenue en date du mardi 15 novembre 2022, la signature d’un accord notamment entre la République démocratique du Congo, le Brésil et l’Indonésie.

En effet, cette signature est intervenue dans un contexte de promouvoir la diplomatie environnementale et industrialisante qui a été mise en marche par le gouvernement RDCongolais. Il ressort donc de cet accord que face aux pays pollueurs, le paiement-compensation devrait normalement être proportionnel au rôle d’atténuation et d’adaptation que regorgent autant nos différents forets, nos minerais, etc.

En outre, on signale que la part de chacun, le prix de la tonne du carbone et la valeur ajoutée par rapport aux minerais constituent des challenges qu’on doit effectivement affronter à tout prix.

Plusieurs sujets sont donc débattus au cours de ce sommet du G20 qui se tient à BALI en Indonésie, tels que : le climat autour de la nécessité d’accélérer une transition énergétique équitable, la crise alimentaire, la santé et les pandémies futures, l’agriculture, l’économie numérique, énergie durable, l’investissement, l’environnement, la crise en Ukraine, etc.

Par ailleurs, il faudrait préciser que c’est dans l’après-midi lors de la tenue d’une première session qui a réuni le Brésil, l’Indonésie et la RDC que la signature de cet accord entre les trois états est donc intervenue afin de mutualiser les différents efforts pour mieux gagner de façon commune le combat sur la compensation dans le cadre de la lutte contre le changement climatique qui nous concerne tous.

Notons que lors d’un echange B2B avec le CEO de la société INKA, Budi Noviantoro, les deux membres du gouvernement ont également passé en revue les offres de cette entreprise qui intéresse aussi la RDC notamment par rapport à l’industrie automobile, industrie ferroviaire, etc. A ce titre, une invitation a donc été faite par les deux membres du gouvernement à poursuivre des discussions de manière approfondis et à ouvrir dans les jours qui viennent son bureau en République démocratique du Congo.

Il convient de noter qu’avant leur participation à ce sommet du G20 de BALI, les deux membres du gouvernement venaient de prendre part à la COP27 en Egypte, ou ils ont eu des échanges fructueux pour faire entendre la voie de la RDC comme étant le pays solution face à cette crise climatique qui frappe le monde.

Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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