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SOCODA : les opérateurs culturels sollicitent une assemblée générale auprès de Catherine Kathungu

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Des artistes congolais, conduits par leur collègue, le chanteur Blaise Bula, ont déposé le samedi 21 août 2021 à Kinshasa, auprès de la ministre de la Culture, Arts et Patrimoines, Catherine Kathungu,
un mémorandum en rapport avec le dossier de la Société congolaise des droits d’auteurs (Socoda).

Au nom de ses pairs, Blaise Bula a déclaré : « Nous les opérateurs culturels, nous venons vous remettre ce dossier, pour vous demander, par le statut légal publié au Journal officiel, la convocation urgente de l’Assemblée générale qui n’a jamais été mise en place ni expliquée. Voilà pourquoi, nous sommes dans la précarité ».

Et il a ajouté : « Nous nous plaignont parce que ce sont nos droits. Les droits d’auteurs font partie des droits de l’homme. On vient vous voir, en votre qualité d’autorité de l’Etat qui avait autorisé la création de notre coopérative, afin de nous venir en aide parce que on est dans la perdition ».

Et de conclure : « Le Conseil d’administration qui devrait, en son temps, convoquer l’assemblée générale ne l’a jamais fait, même le conseil surveillance. L’unique rubrique qui nous reste, c’est que le quart des sociétaires et coopérateurs vient vous voir pour déposer la pétition, afin que vous convoquiez d’urgence la dite assemblée générale pour que nous soyons calmes ».

David Mayele/ congoprofond.net

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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa

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Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.

Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté

Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.

Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.

Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :

« Toli Kolumpe »

« Kin Kiesse »

« Solomo »

« Nandimi te Nakotika te »

« Kazo »

« Masela »

« Kabobo »

« Mena »

« Reviens Hyppau »

À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.

« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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