Provinces
Situation sécuritaire en Ituri : Le P-DDRCS dresse son bilan « 108 armes récupérées, plus de 150 miliciens démobilisés… »
Malgré la polarité de la situation sécuritaire en province de l’Ituri, le programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation P-DDRCS loue ses actions allant dans le sens de l’accomplissement de son rôle visant à contribuer à la consolidation de la paix, à la réconciliation nationale, à la reconstruction socioéconomique du pays ainsi qu’à la stabilité en RDC .
Depuis le lancement du désarmement et de la démobilisation en avril 2023, ce programme a réussi à sortir 174 ex-combattants de la brousse, 854 enfants sortis des forces et groupes armés sont déjà réintégrés au sein de leurs familles, a annoncé mercredi 11 décembre 2024 Flory Kitoko, coordonnateur provincial a.i du P-DDRCS. Ces chiffres restent insignifiants à l’égard des problèmes posés par l’insécurité dans la province.
Pour l’heure, la plupart des démobilisés « sont rentrés dans la communauté », mis à part « quelques-uns qui ont rejoint la réserve armée de la défense » en attendant leur prise en charge par les différents partenaires du programme, a confirmé M. Kitoko.
« Ils ne sont plus à Diango. Ils sont soit à Ala, soit à Bunia, soit à Bafwasende. Il y a ceux qui sont alliés à Kisangani, Lubero, voire Gety », a-t-il fait savoir aux confrères de buniaactualite.cd.

De l’autre côté, des enfants, autrefois dans les forces et groupes armés, ont été réintégrés au sein des familles. Ils sont autour de 850. « Tous les enfants ont déjà été identifiés, documentés, ils sont déjà partis », a martelé le coordonnateur Flory Kitoko.
Le site de Diango demeure « pilote » pour le programme. D’autres seront construits dans diverses entités. C’est pour endiguer les craintes de certains miliciens qui demeurent prudents, craignant pour leur sécurité.
Le P-DDRCS salue la réussite observée jusqu’à l’heure depuis le départ de ces ex-combattants. Le nombre demeure insatisfaisant pour le programme, surtout dans une province qui regorge d’un chiffre élevé de détenteurs « illégaux » d’armes de guerre.

D’autres succès arrivent, il faudra attendre un peu pour les inscrire à l’actif de l’équipe à la tête de la coordination de cette institution en Ituri. Il s’agit de plus de 100 ex-combattants qui sont à Biakato, mais qui seront désarmés à Diango selon la volonté des autorités provinciales, a laissé entendre le coordonnateur. Il y a aussi 8 armes qui doivent être récupérées de concert avec la région militaire.
Déjà, 108 armes et 2340 munitions de guerre ont été récupérées des mains des ex-miliciens, a fait remarquer à buniaactualite.cd le responsable dudit programme en Ituri.
Le P-DDRCS indique avoir sensibilisé et contribué à la cohésion communautaire au travers de certaines de ses activités. Une raison pour laquelle les membres de la communauté doivent s’impliquer pour une sensibilisation maximale.
En dépit de ces réalisations, certains observateurs continuent à penser que beaucoup restent encore à faire, dans une province où aucun groupe armé n’a encore décidé de cesser officiellement les hostilités en déposant toutes ses armes.
Vérité Johnson
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
