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Actualité

Simon Mbatshi Mbatsha désavoue publiquement son fils rallié à l’AFC-M23 : « Un marginal avec lequel j’ai des divergences profondes ! »

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Dans une déclaration exclusive accordée à Top Congo FM, l’ancien gouverneur du Kongo Central et figure politique respectée, Simon Floribert Mbatshi Mbatsha, a pris ses distances de manière ferme et publique avec son fils, récemment engagé aux côtés de l’Alliance du Fleuve Congo/M23 (AFC-M23), une coalition politico-militaire accusée d’aggravation de l’instabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« C’est un marginal avec lequel j’ai des divergences profondes !», a lâché Mbatshi Mbatsha, visiblement affecté mais déterminé à clarifier sa position face à ce qu’il qualifie d’“aventure” périlleuse et irresponsable. Fidèle à sa ligne politique, l’ex-gouverneur a tenu à rappeler son engagement constant en faveur de l’unité nationale : « J’ai toujours mené une lutte loyale, dans le respect des institutions de la République ».

Dans un appel empreint de gravité mais aussi de responsabilité paternelle, Simon Mbatshi Mbatsha a exhorté son fils, Noël Lutete Mbatshi,  à abandonner la rébellion : « Je lui demande de revenir, de quitter cette aventure sans issue et de prendre en charge sa famille ».

Cet épisode n’est pas sans rappeler un précédent historique en RDC. Au début des années 2000, Jeannot Bemba Saolona, homme d’affaires influent et père de l’actuel vice-premier ministre Jean-Pierre Bemba, avait publiquement renié ce dernier lorsque celui-ci avait pris les armes contre le régime de Laurent-Désiré Kabila à travers le Mouvement de Libération du Congo (MLC). Ce type de désaveu familial, rare mais symboliquement fort, traduit le fossé générationnel et idéologique qui traverse certaines familles au cœur du tumulte politique congolais.

Alors que l’AFC-M2 maintient sa rébellion dans l’Est du pays malgré les pressions internationales et les appels au dialogue, la position tranchée de Simon Mbatshi Mbatsha réaffirme son attachement à la paix, à l’ordre républicain et à la cohésion familiale, valeurs aujourd’hui mises à rude épreuve.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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