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« SILENCE, ON TUE EN RDC ! » : Les politiques belges d’origine congolaise haussent, enfin, leur voix pour dénoncer la guerre menée par le M23/Rwanda

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Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 22 février 2024, des députés, échevins, conseillers communaux, conseillers CPAS, présidents des jeunes, ainsi que d’autres mandataires belges d’origine congolaise, ont uninamement condamné fermement la guerre injuste faite à la RDC par le Rwanda à travers les terroristes M23. Tout en exigeant Haut et Fort la création d’un Tribunal Pénal International en vue de juger tous les seigneurs de guerre, de mettre fin à l’impunité et à réparer les préjudices causés par toutes ces atrocités, ces politiques belges d’origine congolaise ont demandé, aujourd’hui, solennellement que toutes les parties impliquées dans ce conflit armé s’engagent à respecter l’intégrité du territoire et l’intangibilité des frontières de la RDC.

Au Rwanda et à tous les Seigneurs des guerres et leurs soutiens respectifs, ils ont crié :  » Retirez vos mains du Congo ! ». 

Ci-dessous l’intégralité de la Déclaration 

DÉCLARATION DES POLITIQUES BELGES D’ORIGINE CONGOLAISE

Nous, les élus et mandataires d’origine congolaise, réunis à Bruxelles, suivons attentivement l’évolution de la situation en République Démocratique du Congo et plus particulièrement dans sa partie Est;

Nous constatons avec beaucoup d’inquiétudes l’aggravation de la situation politique, humanitaire, sécuritaire et militaire à l’Est de la RDC ;
Nous craignons que la poursuite de l’escalade actuelle n’entraîne l’éclatement de la guerre entre le Rwanda et la RDC avec un risque aggravé de régionalisation ou africanisation de la guerre comme ce fût le cas en 1998 ;

En conséquence, nous faisons la déclaration suivante :

– attendu que le peuple congolais est un peuple pacifique et d’une hospitalité légendaire.

– que la RDC est bordée par neuf pays voisins dont les populations sont les bienvenues en RDC, y ont toujours vécu ou y vivent paisiblement dans le respect des lois et réglementations du pays.

– que de ces 9 pays, il n’y en a qu’un qui est lui-même confronté à des problèmes de démocratie, de cohabitation pacifique et harmonieuse de ses deux principales communautés.

– que la RDC compte à elle seule plus de 400 tribus et est à elle seule une mosaïque de tribus.

– qu’en RDC, chaque tribu prise isolément constitue une minorité.

– que la rhétorique et la guerre des ethnies sont inconnues en RDC.

– que conscient de cela, les tribus établies au Congo depuis sa fondation ont toujours vécu harmonieusement.

– que jamais dans la Culture des congolais une tribu ou un groupe ethnique donné n’a pris les armes contre la République en causant mort et désolation ;

– Considérant que tous les hommes sont égaux devant la loi, et que le droit à la vie est un droit sacré,

– Conscients de la situation humanitaire catastrophique que traverse l’Est de la RDC suite à la crise persistante ,

– Interpellés par les conditions de vie inhumaine à l’Est de la RDC, l’ampleur des atrocités commises par le M23 qui sont impliqués dans de graves violations des droits humains dans leurs bastions dont le viol des femmes, la destruction des cellules familiales, les travaux forcés, les massacres des populations civiles, bref, des actes constitutifs des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre;

– Constatant que les terroristes du M23 et leur soutien le Rwanda ont jeté des millions des congolais hors de leurs foyers soit près de 7 millions de déplacés internes selon les récents chiffres de l’OIM (Organisation Internationale pour les migrations)

– Soucieux de nous associer aux nombreuses initiatives de recherche de paix à l’Est de la RDC,

– Vu que tous les peuples aspirent au respect effectif des droits fondamentaux et libertés publiques tels qu’énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948,

Nous condamnons fermement les actions néfastes des groupes armés actifs en RDC;

Nous condamnons fermement la guerre injuste faite à la RDC par le Rwanda à travers les terroristes M23, Nous exigeons donc aujourd’hui solennellement que toutes les parties impliquées dans ce conflit armé s’engagent à respecter l’intégrité du territoire et l’intangibilité des frontières de la RDC.

En effet, l’intégrité du territoire et l’intangibilité des frontières de la RDC sont NON NÉGOCIABLES.

Nous dénonçons toute manipulation malencontreuse de la vérité au sujet des FDLR. Ainsi donc, nous recommandons la mise sur pied d’une équipe d’enquêteurs sous l’égide de l’ONU afin de faire toute la lumière sur la question des FDLR.

Nous disons Haut et Fort NON à l’importation sur le territoire congolais d’un conflit qui n’est pas congolais ;

Nous recommandons la tenue d’un dialogue interrwandais afin de ramener la paix et la réconciliation au Rwanda comme la RDC n’a jamais cessé de le faire avec la classe politique et les forces de la Nation ;

Nous reconnaissons à la RDC le droit de SE DÉFENDRE contre toute AGRESSION ÉTRANGÈRE DIRECTE ou INDIRECTE.
Nous invitons les Nations Unies, les Etats-Unis ainsi que l’Union européenne à peser de tout leur poids pour faire cesser les entreprises criminelles du Rwanda en RDC,

Nous dénonçons le partenariat que l’Union européenne a signé avec le Rwanda ce 17 février en vue de la création d’une chaîne de valeur.

En effet, sachant les intérêts économiques et le pillage des ressources que cache cette guerre d’agression les Etats-Unis et l’Union européenne doivent se garder d’encourager directement ou indirectement cette économie de la guerre ;

Nous notons non sans intérêt que les Etats-Unis ont enjoint au Rwanda de se retirer de la RDC et d’arrêter tout soutien aux terroristes du M23 et aux mouvements armés actifs dans la région.

Cependant nous appelons les Etats-Unis à être plus fermes envers le Rwanda et de prendre des mesures punitives et sanctions administratives, politiques, diplomatiques, économiques, financières et toute autre mesure devant obliger le Rwanda à retirer ses doigts du Congo.

Nous demandons l’exhumation et l’application des recommandations du rapport Mapping.

Nous demandons à la Belgique de condamner fermement le soutien du Rwanda aux terroristes du M23 et à prendre des sanctions politiques, diplomatiques, économiques et financières en cas de non cessation dudit soutien du Rwanda aux rebelles du M23.

Nous invitons enfin l’Union européenne et les Nations Unies a accroître et déployer l’aide d’urgence pour faire face à la crise humanitaire qui prévaut dans l’Est de la RDC.

Enfin, il est important de garder à l’esprit que des centaines des milliers des familles ont déserté leurs foyers pour errer dans les collines ou les camps des réfugiés qui eux-mêmes sont plus que saturés;

Il est donc plus qu’urgent de leur venir en aide en décidant immédiatement une aide humanitaire en faveur des victimes de la guerre que le Rwanda mène en RDC par le truchement de leur mouvement terroriste le M23. Devant nos yeux et dans l’indifférence du monde entier un autre génocide se perpètre en RDC avec déjà 10 millions de morts selon des sources concordantes.

Nous invitons donc les pays de la communauté internationale de reconnaître enfin qu’un génocide est en cours de perpétration en RDC depuis des années.

Nous ne pouvons clore cette déclaration sans exiger Haut et Fort la création d’un Tribunal Pénal International en vue de juger tous les seigneurs de guerre, de mettre fin à l’impunité et à réparer les préjudices causés par toutes ces atrocités.

Nous élus et mandataires d’origine congolaise disons également au Rwanda et à tous les Seigneurs des guerres et leurs soutiens respectifs :  » Retirez vos mains du Congo. »

Les députés :

Pierre Kompany, Nicole Bomele, Bertin Mampaka, Gladys Kazady

Les échevins:

Lydia Mutyebele Ngoie, Dr Liselele, Jacob Kamuanga, Dorah Ilunga

Les conseillers communaux : 

Gisèle Mandaila, Mauricette Cinkungu, Alain Badibanga, Jean-yves Bassambi, Laurent Mutambay, Laetitia Kalimbiriro, Samy Kayembe, Sylvie Mbombo, Marie-Jeanne Peti Mpangi, Victor Kadima, Espoir Vuvu, Roger Ndjoli, Jean-Luc Muleo, Michel Kutendakana, Patricia Rodrigues, Patrick Issenghe, Grégroire Kabasele, Wivine Mangunza, Mie-Jeanne Nyanga Lumbala, Joëlle Mbeka,Monsempo Ntonga Mbami.

Les conseillers CPAS :

Mie-Jeanne Nyanga Lumbala

Les présidents des jeunes : 

Jean Kitenge, Néhémie Lusakumunu, Kevin Karena, Steffy Munday

Autres mandataires:

Albert Mukulumani, Dorcas Kayembe Stamili, Gisèle Mbayoko Abboud, Denise Kifaya.

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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