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Shabani Nonda : le buteur devenu candidat du renouveau   

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Légende du football congolais, Shabani Nonda s’impose aujourd’hui comme l’un des favoris à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association. L’ancien capitaine des Léopards a officiellement déposé sa candidature le 21 avril 2026 à Kinshasa, avec l’ambition de ramener rigueur et crédibilité à la gestion du football national.

 

Avant de se lancer dans la gouvernance sportive, Nonda s’est construit une carrière de très haut niveau en Europe. Attaquant redoutable, il s’est illustré sous les couleurs de l’AS Monaco, où il termine meilleur buteur de Ligue 1 en 2003 et atteint la finale de la Ligue des champions en 2004. Il a également porté les maillots du Stade Rennais, de l’AS Roma, de Blackburn Rovers et de Galatasaray, confirmant son statut de buteur de classe internationale.

 

Avec la sélection nationale, il reste une figure emblématique, ayant porté le brassard de capitaine des Léopards et marqué toute une génération par son efficacité et son leadership. Sa carrière, freinée par une grave blessure au genou en 2003, n’a cependant pas entamé son image de « serial buteur » au talent pur.

 

Aujourd’hui, Shabani Nonda veut transformer cette expérience du haut niveau en projet concret pour le football congolais. Son programme repose sur trois axes majeurs : le développement du football à la base, la modernisation des infrastructures à travers le pays et une réforme en profondeur de la gestion du football national. Dans cette logique, il a déjà lancé la construction de l’académie NOSHA à Kinshasa, un centre destiné à former près de 250 jeunes talents.

 

Contrairement à certains anciens joueurs, il a choisi de faire cavalier seul dans cette élection, refusant les alliances de circonstance. Un choix qui suscite des débats, notamment face à Aziz Makukula, mais qui traduit sa volonté d’indépendance.

 

À quelques semaines du scrutin du 20 mai 2026, Shabani Nonda apparaît ainsi comme un candidat crédible, porté par son passé de champion et une vision axée sur la reconstruction du football congolais.

 

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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