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SFK 2026 : soutenue par l’AFD et la Banque mondiale, la RDC accélère son virage numérique pour moderniser l’État et stimuler la croissance
La République démocratique du Congo s’engage progressivement dans une transformation numérique ambitieuse, portée par des partenariats internationaux, des réformes structurelles et l’essor de nouvelles plateformes digitales. Cette dynamique impacte à la fois la gouvernance publique, l’économie, les médias et le commerce extérieur.
Soutenue par des partenaires comme l’Agence française de développement et la Banque mondiale, cette transition repose sur des investissements dans les infrastructures numériques, la production de contenus digitaux et le renforcement des compétences locales, avec pour objectif de réduire la fracture numérique et favoriser une économie inclusive.
Une gouvernance modernisée par le numérique

La digitalisation permet à l’État congolais d’améliorer sa gestion grâce à des outils d’analyse de données et des plateformes interconnectées. Ces systèmes facilitent la collaboration entre administrations, entreprises et institutions financières, tout en renforçant la transparence et l’efficacité.
Le Guichet unique intégral du commerce extérieur illustre cette avancée en centralisant les formalités d’import-export. Les délais sont réduits à quelques heures, les coûts allégés et les procédures simplifiées, contribuant ainsi à améliorer le climat des affaires conformément aux standards de l’Organisation mondiale du commerce.
Médias, culture et défis de durabilité
Au-delà de l’économie, le numérique transforme aussi le paysage médiatique et culturel. Des acteurs comme TV5 Monde, à travers leurs plateformes digitales, participent à la diffusion de contenus, au soutien de l’éducation et à la valorisation des talents africains sur la scène internationale.
Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment en matière d’appropriation des outils numériques par les utilisateurs et de durabilité des projets. Une gouvernance efficace, un accompagnement adapté et une maintenance continue restent essentiels pour garantir l’impact à long terme.
Ainsi, la transformation numérique apparaît comme un levier majeur de développement pour la RDC, à condition de bâtir un écosystème inclusif, efficace et durable, capable de soutenir les ambitions de modernisation du pays.
Marthe Tshiela et Adonikam Mukendi, stagiaires UCC
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Droits humains en Afrique : La 87ᵉ session de la CADHP s’ouvre en Gambie sous le signe de la vigilance et de la coopération
La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples tiendra sa 87ᵉ session ordinaire du 11 au 20 mai 2026 à Centre international de conférences Sir Dawda Kairaba Jawara, après un segment privé virtuel organisé du 24 avril au 4 mai. Cette rencontre majeure du système africain des droits humains réunira États, institutions nationales, ONG, partenaires internationaux et professionnels des médias autour des enjeux critiques liés à la protection des libertés fondamentales sur le continent. La cérémonie d’ouverture est prévue le 11 mai, suivie de dix jours de travaux publics retransmis en direct.

Une session ancrée dans les textes fondateurs africains
Convoquée conformément à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et au règlement intérieur de la Commission, cette session s’inscrit dans le cadre du mandat de promotion et de protection des droits humains confié à la CADHP. Organe de l’Union africaine, la Commission regroupe onze Commissaires indépendants élus à titre individuel. Elle constitue un espace central d’évaluation des engagements des États et de dialogue entre les différentes parties prenantes du continent.
Des priorités centrées sur les défis actuels
Au cœur des travaux figurent l’examen de la situation des droits de l’homme en Afrique, l’étude des rapports soumis par les États parties ainsi que l’analyse des communications relatives à des violations présumées. La session abordera également la coopération entre la CADHP, les institutions nationales des droits de l’homme et les organisations de la société civile. Des tables rondes thématiques, la présentation des rapports d’activité des Commissaires et l’examen des demandes de statut d’observateur pour les ONG viendront enrichir les débats.
Participation ouverte et mobilisation des acteurs
Seul le segment public se tiendra en présentiel à Kololi, avec une inscription préalable obligatoire pour les participants. Les médias, invités à couvrir largement l’événement, joueront un rôle essentiel dans la diffusion des conclusions et recommandations issues des travaux. La retransmission en ligne permettra par ailleurs d’élargir l’audience à un public continental et international, renforçant la transparence du processus.
Vers des recommandations attendues pour les États
La session s’achèvera par l’adoption des observations finales et de diverses résolutions susceptibles d’influencer les politiques publiques des États membres. Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires, des restrictions des libertés et des défis socio-économiques persistants, cette 87ᵉ session de la CADHP apparaît comme un moment stratégique pour réaffirmer les engagements africains en matière de droits humains et renforcer les mécanismes de suivi et de responsabilité.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
