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Session budgétaire / AN : Vital Kamerhe décidé à faire voter 89 millions USD pour 14 mille kms navigables (Solution embouteillages)
En application de l’article 115 (alinéa 1er, point 2) de la Constitution et de l’article 68 (alinéa 1er, point 2) du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, le Speaker de la Chambre Basse du Parlement a procédé à l’ouverture solennelle de la Session budgétaire exceptionnellement ce lundi 16 septembre 2024.
Il y avait du beau monde dans l’hémicycle du Palais du Peuple. Un hôte de marque était à cette séance inaugurale. Il s’agit du Président de l’Assemblée Nationale de la République de Côte d’Ivoire, sieur Adama Bictogo, et de sa délégation. L’assistance était toute ouïe pour découvrir les grands axes du discours de circonstance de celui qu’on appelle affectueusement « le Pacificateur », « Mwalimu ».
Première ministre et membres du Gouvernement, Président et membres du Bureau du Sénat, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Députés nationaux, diplomates et d’autres personnalités de haut rang ont répondu présent à ce grand rendez-vous. Ils ont tous applaudis frénétiquement le Président Adama Bictogo et les quatre membres de son institution qui l’accompagnaient à Kinshasa. Une minute de silence a été observée en mémoire de tous les compatriotes décédés, notamment dans la Prison centrale de Makala et la partie Est du pays. Kamerhe a bien évidemment condamné avec véhémence l’agression de la RDC par le Rwanda sous couvert du M23.
Drame humanitaire
« La période des vacances parlementaires n’a pas été de tout repos. Elle a été jalonnée de nombreux événements dont certains tragiques. Nous ne saurions revenir dans les moindres détails sur tous ces événements malheureux. Néanmoins, nous mettons en évidence ce qui touche à notre unité, à notre intégrité territoriale, à notre existence en tant qu’Etat. Chaque jour qui passe rappelle à notre mémoire qu’une portion de notre territoire est occupée par nos agresseurs. Aucun Congolais ne peut oublier ce qui se passe au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, dans l’Ituri et dans la province de la Tshopo. Un drame humanitaire se joue sous nos yeux.
Une histoire sombre s’écrit avec le sang de nos mères, nos frères et sœurs et de nos enfants, même des vieillards sans moyens de défense. Ce, dans l’indifférence quasi-totale de la Communauté internationale. Plus de 10 millions de morts, des villages incendiés, des femmes et filles violées, des richesses pillées, des millionsde personnes déplacées souvent contraintes à vivre de façon indigne dans des camps des déplacés où, malheureusement, elles ne sont pas à l’abri des attaques intempestives qu’elles subissent au quotidien et du fait d’une situation humanitaire désastreuse. » C’est le tableau sombre brossé par le Speaker de l’Assemblée Nationale.
Priorités du Budget 2025
Vital Kamerhe a salué le dépôt dans les délais constitutionnels du Projet de Loi des finances2024-2025 à l’Assemblée Nationale, Autorité budgétaire, ce même lundi 16 septembre dans la matinée, par la Première ministre, Judith Suminwa, entourée de quelques membres de son équipe gouvernementale. Un Budget évalué à plus de 18 milliards USD (49.847 milliards de francs congolais). « Mwalimu » a souhaité que ce soit un budget de relance, de réformes, de transformation. Il a, par ailleurs, rappelé que le contexte économique mondial est marqué par des incertitudes, des crises alimentaires, des défis climatiques et des tensions géopolitiques. Il a rappelé les représentants du peuple leur devoir consistant à veiller à ce que le budget 2025 reflète une réponse adaptée à ces défis tout en restant centrer sur les priorités qui concernent directement les congolais.
Priorités essentielles : 1. La sécurité et la stabilité nationale. Kamerhe a suggéré l’accroissement du financement de la Défense nationale et le renforcement des capacités des Forces Armées. Et aussi l’établissement de la paix dans la région des Grands lacs. La finalisation de la Loi sur la Réserve nationale est une nécessité afin d’éviter qu’il ait « deux Armées dans une Armée ». 2. L’amélioration des conditions de vie des populations congolaises. La santé, l’éducation, l’agriculture, l’accès à l’eau potable et l’électricité sont essentiels pour l’amélioration des conditions de la vie. 3. La diversification de l’économie. Il a fustigé la dépendance excessive aux matières premières. 4. La gouvernance et la lutte contre la corruption. « Les fonds publics doivent servir exclusivement à l’intérêt de la nation. Dans ce contexte, je prévois deux séances de travail. D’abord avec la Cour des comptes, organe d’audit sous la tutelle de l’Assemblée Nationale. Enfin avec la Cour des comptes et l’Inspection Générale des Finances qui seront appelées à soutenir le contrôle parlementaire que nous entendons intensifier au cours de cette législature grâce à leur expertise avérée en la matière. », a-t-il martelé.
Mission parlementaire
Le Président de l’Assemblée Nationale a martelé sur l’urgence de la constitution des groupes parlementaires desquels seront issus le comité des sages et les commissions permanentes. Il y a aussi la mise en place de la Conférence des présidents inhérente au bon fonctionnement de cette institution parlementaire. 
« Le contrôle parlementaire reste notre mission qui ne peut aucunement se confondre à l’acharnement. Un contrôle exercé de manière efficace éviterait aux parlementaires que nous sommes de nous substituer au Gouvernement par la construction dans nos fiefs électoraux des routes, des ponts, des écoles, des centres de santé. Je voudrais qu’au cours de cette législature que les Députés sentent exactement que les centres de santé, les écoles, toutes ces infrastructures sociales de base ont été construites par l’Etat à travers le Gouvernement. Ce n’est pas le travail du Député national. »Tonnerre d’applaudissements après cette mise au point du Président Kamerhe.
Il a enfin rappelé que la loi oblige les Députés à déposer au Bureau de l’Assemblée Nationale leurs rapports de vacances parlementaires dans le délai de 15 jours après l’ouverture de la Session ordinaire.
Embouteillages et surpopulation à Kinshasa
Avec près de 20 millions d’habitants, la capitale de la RDC est surpeuplée et connaît des embouteillages monstres au quotidien. Vital Kamerhe croit fermement que la solution à travers le balisage et les ouvertures des rivières et du fleuve Congo offre automatiquement 14 mille kilomètres navigables. « Ce sont des grands boulevards que nous ignorons. », a-t-il lâché. Selon les études de faisabilité, le coût de ce projet ambitieux est de 89 millions de dollars américains. Le Président de l’Assemblée Nationale a demandé aux Députés nationaux de mettre au défi le Gouvernement en votant ce montant pour que le ministre du Développement Rural et la Cheffe du Gouvernement prouvent de quoi ils sont capables.
A Kinshasa, les forages sont presque partout dans des maisons. Il faut limiter la multiplication des forages car ceux-ci devraient être réservés à des zones d’exploitation agricole. Il a mis en garde pour que ne se reproduise pas dans la capitale congolaise le phénomène de Djakarta, une ville qui s’est écroulée.
Avant de passer la parole à son hôte de marque, Vital Kamerhe a invité le peuple congolais et les forces vives de la nation à se mobiliser derrière le leadership du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour l’accompagner dans ses efforts inlassables d’assurer la paix et la sécurité, gage de la stabilité et du développement. « Quel que soit la longueur de la nuit, le soleil va se lever. Nous pensons que la paix, c’est notre forteconviction, va être établi sur l’ensemble du territoire national. », a conclu « le Pacificateur ». Ainsi, a-t-il solennellement donné le go de cette Session budgétaire.
Mot du Président Adama Bictogo
Le Président de l’Assemblée Nationale de la République de Côte d’Ivoire a avant tout salué l’accueil chaleureux et la généreuse hospitalité de la population congolaise et a remercié son homologue congolais pour cette invitation, une marque de considération. Lui aussi a convié Vital Kamerhe à l’ouverture de la session au Parlement ivoirien le 1er octobre 2024.
« A l’occasion du Sommet de la Paix au Canada, un groupe de contact de haut niveau des Présidents du Parlement a été mis en place dont mon frère Vital et moi-même avec pour objet de mener des missions de bons offices dans les pays francophones secoués par des crises. C’est le lieu donc pour l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire d’exprimer sa profonde compassion pour les souffrances qu’endurent les citoyens congolais dans l’Est de leur pays. J’en appelle à une solidarité plus forte des pays africains et de la Communauté internationale autour donc de ces citoyens qui souffrent pour arriver à offrir aux populations frères congolaises de l’Est la dignité humaine. »
« Au moment où l’Afrique s’engage dans l’élaboration d’un espace africain de libre circulation sans visa, de l’exercice du commerce sans barrières douanières conformément aux dispositions de la Zlecaf, et à l’établissement d’un passeport unique pour tous les Africains, il n’est donc pas indiqué que les guerres soient le quotidien de nos peuples qui aspirent à un mieux-être. » « Un RDC en paix est une Afrique plus forte ». Ce sont là quelques séquences de l’intervention magistrale du Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire.
Aussi bien au Sénat qu’à l’Assemblée Nationalede la RD Congo, la rentrée parlementaire s’est simultanément déroulée dans une ambiance très conviviale. Le travail commence.
James Mpunga Yende / CellCom Rapporteur AN
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
