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Service National : N’Sele au cœur de la révolution industrielle militaire en RDC
À l’est de Kinshasa, la commune de N’Sele s’impose progressivement comme un symbole fort de la souveraineté nationale. Sous l’impulsion du Président Félix Tshisekedi et la mise en œuvre du Lt-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, la République démocratique du Congo amorce un tournant stratégique : produire localement ses équipements militaires.

Une usine militaire pour renforcer l’autonomie nationale
Le projet d’implantation d’une usine militaire à N’Sele marque une étape décisive dans la volonté du pays de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Portée par le Service National, cette infrastructure industrielle aura pour mission de fabriquer des tenues, bottines et divers équipements destinés aux forces armées congolaises.
Au-delà de l’aspect logistique, cette initiative traduit une ambition plus large : bâtir une armée capable de s’appuyer sur une production locale fiable et durable. Une telle orientation stratégique permet non seulement de renforcer la sécurité nationale, mais aussi de créer des emplois et de dynamiser l’économie locale.
De la vision politique à la concrétisation industrielle
Ce projet s’inscrit dans la vision du Président Félix Tshisekedi, qui place la souveraineté et l’autonomie au cœur de son action. La concrétisation de cette ambition repose sur le leadership opérationnel du Lt-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, dont l’engagement au sein du Service National a permis d’accélérer la mise en œuvre de cette initiative.
En transformant une vision politique en réalité industrielle, les autorités congolaises envoient un signal fort : la RDC est déterminée à reprendre le contrôle de ses secteurs stratégiques. L’implantation de cette usine illustre une volonté claire de bâtir une base industrielle nationale solide, notamment dans le domaine sensible de la défense.
N’Sele, nouveau pôle stratégique de développement
Avec ce projet, N’Sele ne se limite plus à son rôle administratif ou géographique : elle devient un véritable pôle stratégique au service du développement national. L’installation de cette usine militaire pourrait attirer d’autres investissements et stimuler l’émergence d’un écosystème industriel autour des activités de défense.
Cette dynamique s’inscrit dans une nouvelle ère pour la RDC, où la production locale devient un levier de puissance et de résilience. En misant sur ses propres capacités, le pays affirme son ambition de renforcer sa souveraineté tout en posant les bases d’un développement durable.
À travers cette initiative, la RDC envoie un message clair : produire localement, c’est non seulement équiper son armée, mais aussi affirmer son indépendance et sa capacité à construire son avenir.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Bumba : « GTS » reprend son pouvoir coutumier au groupement Ndobo après 11 mois de tensions
Le secteur de Monzamboli, dans le groupement Ndobo, a été le théâtre d’un événement hautement symbolique ce vendredi 24 avril 2026 : la reprise officielle du pouvoir coutumier par l’élu provincial Lingomba Saidi, connu sous le nom de GTS. La cérémonie, empreinte de solennité, s’est tenue en présence d’une quinzaine de députés provinciaux de la Mongala, sous la conduite du ministre provincial de l’Intérieur, Christophe Nzongolo Pape e Makpobo, et du chef de secteur Israël Tonga Ngbangu Lisika.

Une crise coutumière de près d’un an enfin dénouée
Cette investiture met un terme à près de 11 mois de tensions et de rivalités entre GTS et Makengo, fils de l’ancien chef de groupement aujourd’hui décédé. Le différend, profondément ancré dans les enjeux de succession coutumière, avait alimenté une situation d’instabilité au sein de la communauté locale, divisant les notabilités et suscitant l’inquiétude des habitants.
Un attachement revendiqué au siège ancestral
Malgré ses responsabilités en tant que député provincial, Lingomba Saidi n’a jamais renoncé à son autorité coutumière. Refusant de céder ce qu’il considère comme un héritage légitime, GTS a maintenu sa position tout au long du conflit, affirmant son attachement au trône ancestral. Cette détermination semble aujourd’hui avoir trouvé une issue favorable avec sa reconnaissance officielle.
Vers une accalmie durable à Ndobo ?
La présence des autorités provinciales et des élus à cette cérémonie traduit une volonté politique d’apaiser les tensions et de restaurer l’ordre coutumier. Reste désormais à savoir si cette reprise de pouvoir marquera le début d’une stabilité durable dans le groupement Ndobo, longtemps fragilisé par cette crise de succession.
Liévin Molota mo Yambuli/CONGOPROFOND.NET
