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Service National : Des « Kulunas » de Kinshasa transférés vers Kanyama Kasese pour une formation paramilitaire

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Plusieurs jeunes délinquants embarqués à Kaniama Kasese, ce jeudi 30 mai, pour un programme de rééducation et de formation paramilitaire qui sera suivi de l’apprentissage des métiers afin de faire d’eux des « Bâtisseurs de la nation ».

Ces nouveaux pensionnaires du Centre de formation et d’encadrement « Félix Antoine Tshisekedi » rejoignent une autre vague d’environ 1000 personnes qui les ont précédés. À leur arrivée, les nouveaux locataires de ce Centre seront soumis à des formations élémentaires sur le civisme, la maçonnerie, l’électricité, la mécanique automobile. Ces formations seront sanctionnées par des brevets.

Pour la majorité de ces jeunes, ce processus n’a pas été prévu et s’est avéré effrayant au départ, mais cela ne concourt qu’à leur avantage et sécurité sociale, puisque formés aux métiers, certifiés et immatriculés. Ils seront donc utiles à la RDC et à leurs foyers.

« Avant d’aller voler, je me disais : Seigneur, Dois-je toujours voler pour subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille? En ce jour, je perçois la réponse à ma prière par ce recrutement. Décidément, mes enfants vivront à la sueur de mon front et à ma force. Et je les épargnerai du bien mal acquis. Je finirai cette formation et je rentrerais élever mes enfants. J’apprends la discipline militaire pour que cela me nettoie le cerveau », a déclaré l’un de ces jeunes délinquants recrutés pour la formation.

Autrefois appartenant aux cliques les plus dangereux et agressifs, ces jeunes nouvellement recrutés reconnaissent la discipline de l’armée et remercient cette initiative des autorités, puisqu’après ce parcours, ils seront remodelés, recyclés et réinsérés dans la société et de surcroît mécanisés et déployés sur toute l’étendue du territoire national pour le service national.

« L’armée, c’est la discipline. Merci au chef de l’État, à la police et au Service National. Notre gouvernement travaille. Mon conseil à mes frères, c’est qu’ils arrêtent la délinquance, » a poursuivi une autre nouvelle recrue.

Comme leurs prédécesseurs, rappelons qu’une fois la formation achevée, ces jeunes deviendront des « Bâtisseurs de la nation » formés et responsables, affectés dans différents travaux de modernisation et de réhabilitation pour les uns, et pour d’autres à l’intérieur du pays sous la coordination du général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik qui exécute cette mission lui confiée par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, Commandant suprême des Forces armées de la RDC.

Monica Bubanji/CongoProfond.net

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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

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Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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