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Service National : 500 ex miliciens Kamuina Nsapu et 320 kulunas de L’shi en rééducation à Kaniama Kasese

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500 ex miliciens Kamuina Nsapu qui s’étaient rendus auprès des autorités à Kananga, chef-lieu de la province de Kasaï Central, et 320 délinquants urbains communément appelés « kulunas » appréhendés à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, vient d’être acheminés à la ferme de l’Etat de Kaniama Kasese dans la province de Lomami. Objectif : les former aux différents métiers, y compris aux travaux de production champêtre. Il s’agit, pour le Service national, d’un renfort en ressources humaines afin d’atteindre les objectifs lui assigner par les autorités du pays.

Pour les autorités provinciales du Haut-Katanga, cette première collaboration avec le Service National devrait permettre d’éradiquer tant soit peu l’insécurité causée par ces enfants désœuvrés qui sèment souvent la terreur au sein de la population.

Ainsi, ce programme de rééducation contribuerait en effet à rendre utiles tous ces ex kulunas en voie d’être transformés en « bâtisseurs de la Nation ».

« La population nous a demandés de trouver solution à ce problème social, et l’Autorité provinciale a contacté le Service National pour que ces jeunes gens que nous voyons dans cet état puissent être transformés en des citoyens qui vont servir le pays. Ceux qui sont là constituent la première vague, ils vont aller rejoindre le Centre de Kaniama Kasese. », a déclaré, Jean-Claude Kamfwa Kimimba, vice-gouverneur du Haut-Katanga, lors de la cérémonie de présentation de ces ex kulunas regroupés au sein du Complexe Kiwele.

De son côté, le Commandant général du Service National, le Général Major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, fait savoir que d’autres villes de la province du Haut-Katanga devraient balayer, de la même manière, leurs cours.

Dans la province, on sollicite qu’il y ait au minimum 5 rotations. Aujourd’hui, c’était pour la ville de Lubumbashi, il y a également d’autres villes qui auront aussi besoin de balayer des éléments qui ne sont pas seulement désœuvrés, mais qui constituaient petit à petit une menace pour leurs entités. », a affirmé le Commandant général du Service National au cours d’une brève cérémonie à Lubumbashi.

Le Général Major Jean-Pierre Kasongo Kabwik a par ailleurs insisté sur la discipline qui doit caractériser chaque bâtisseur du Service National.

Il faudrait noter que parmi les 500 ex miliciens Kamuina Nsapu regroupés à Kananga figurent une quarantaine de femmes.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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