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Service National : 250 ex Kuluna de retour à Kinshasa pour parfaire leur formation en carrelage, froid, électricité industrielle, etc.

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De « Kuluna » au « bâtisseur de la nation », ça ne tenait qu’à un fil ! Il a suffi d’une volonté politique pour transformer d’anciens « enfants de la rue » ou bandits urbains et les intégré dans la société, en leur apprenant un métier et les rendre fiers d’eux-mêmes.

La première unité spéciale de Service National, venue de Kaniama-Kasese où un contingent de ex-kuluna ont été en formation et intégration sociale, se veut une preuve éloquente que les pouvoirs publics ont servi à quelque chose en transformant des jeunes en personnes utiles à la société.

Au total 250 nouveaux « Bâtisseurs de la nation » ont atterri à Kinshasa, pour parfaire une formation dans le cadre d’un partenariat que le Service National a signé avec entreprise étrangère.

Selon le lieutenant Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant de Service National, ces jeunes vont apprendre le carrelage, le froit, la climatisation ou encore l’électricité industrielle.

Le commandant du Service National a assuré que les « bâtisseurs de la nation » vont apprendre des techniques de manière à ce que quand l’on va vous dire que telle infrastructure ou telle autre a été réalisée par cette catégorie sociale autrefois repoussée, que vous ne croyiez pas vos yeux.

Le lieutenant Jean-Pierre Kasongo Kabwik a assuré que ces ex-kuluna sont inculqués l’esprit de l’unité nationale, de sorte que chacun de sente chez lui partout où il est appelé à exercer à travers le pays.

Il a également fait savoir que cette première unité spéciale sera employée à Kinshasa. Mais que la deuxième sera envoyée au Lualaba. Après viendront les autres provinces de la RDC, où les bâtisseurs vont poser leurs signatures.

Émile Yimbu/ CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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