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Service National : 20 volontaires se joignent à 280 Kulunas pour une formation à Kanyama Kasese
Après Kinshasa et Mbuji-Mayi, 300 jeunes venus de la ville de Lubumbashi, parmi lesquels 280 kulunas et 20 volontaires désireux de servir la nation à travers le service national, ont été confiés au commandant du Service National, le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, ce vendredi 7 juin pour une formation paramilitaire suivie d’un apprentissage des métiers au sein du Centre de formation « Félix Tshisekedi » à Kaniama Kasese.
Au cours de sa prise de parole, le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik a rappelé la mission confiée au service national à l’endroit de ces jeunes, entre autres, celles de recycler, remodeler, instruire, rééduquer et réinsérer ces jeunes par le moyen d’un apprentissage de plusieurs métiers.
Grâce à l’appui du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, le Service national a réitéré sa disposition à remplir sa mission d’encadrer la jeunesse désœuvrée.
Et pour poursuivre, ce dernier rassure que les conditions se réunissent afin de mettre à la disposition de ces cas plusieurs centres d’accueil et de formation.
_« Nous sommes en train de préparer ailleurs et en dehors de Kaniama Kasese d’autres centres qui pourront accueillir les jeunes. Il y a quatre ans, nous n’étions même pas capables d’encadrer un bataillon. Aujourd’hui, ce sont des brigades que nous sommes en train d’encadrer, grâce à la volonté politique ferme du Président de la République, chef de l’État. Avec cette dynamique, je ne doute pas que d’ici peu nous aurons la capacité, bientôt, d’encadrer peut-être 50 000 jeunes à la fois. Ce n’est pas impossible »,_ a déclaré le général-major Kasongo Kabwik.
Pour l’un de ces jeunes, l’objectif est celui de s’engager dans la construction du pays et le développement du pays par leurs mains d’œuvre au sein du Service National.
_« Je suis gouverneur de bataillon. Nous allons construire ce pays. Nous utiliserons le peu que nous connaissons. Nous jeunes voudrions y aller afin de construire ce pays, les infrastructures et tout ce qu’il faut_ a dit l’un de ces 300 jeunes.
Il sied de rappeler que ces 300 nouveaux pensionnaires venus du Haut-Katanga rejoignent les groupes qui sont déjà arrivés de Kinshasa et du Kasaï oriental. L’objectif de cette fusion est de consolider l’unité et la cohésion nationale, mission capitale du Service National, qui est directement liée à la présidence de la République.
Monica Bubanji/CongoProfond.net
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
