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Service National : 1.600 nouveaux bâtisseurs bientôt en affectation pour rendre service à la nation
1600 ex « Kulunas », devenus bâtisseurs de la nation, après 2 ans de formation à plusieurs métiers au centre d’encadrement et d’instruction « Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo », ont reçu leurs brevets et seront bientôt déployés à travers le pays, notamment à Kinshasa où ils réhabiliteront l’hôpital général de Kintambo au nom du Service national dirigé par le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik. D’autres encore, parmi eux, ont été formés, au sein de la menuiserie du Service National, à la production des bancs destinés aux différents écoles et instituts supérieurs et universitaires de Kinshasa, ex-Bandundu et Kongo Central.

« Le président de la République m’a demandé si je suis sûr de votre changement. Nous verrons ce changement dans vos différentes œuvres », a déclaré le général major Jean-Pierre Kasongo Kabwik à ces nouveaux lauréats.
Notons que ce parcours de 2 ans, achevé et approuvé par des brevets, est un grand exploit pour les bâtisseurs, le Service National et le pays tout entier qui en sont la cause.
« 2 ans dans le centre d’encadrement et d’instruction Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la formation et l’encadrement, aujourd’hui vous en êtes à la fin et vous avez vos brevets. Félicitations à vous !», a dit le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik lors de cette cérémonie.

Pour l’un des bâtisseurs, le processus s’est avéré effrayant au départ, mais ceci n’a concouru qu’à leurs avantages et à leur sécurité sociale, puisqu’aujourd’hui formés aux métiers, certifiés et matriculés, ils sont utiles à la RDC. « Le gouvernement nous a récupérés pour venir ici alors que nous pensions que nous allons mourir. » Mais nous ne sommes pas morts, nous sommes en vue et avons des brevets, nous sommes matriculés. Le conseil que je donne à mes frères de Kinshasa est celui de changer. Les réalisations ont besoin de main d’œuvre. À ce jour, nous sommes des maîtres maçons, nous savons construire des maisons et plusieurs métiers », a-t-il martelé.
Par la même occasion, le général a présenté ces remerciements au chef de l’État pour ladite initiative ainsi que pour la mise en place des différents éléments essentiels au processus d’encadrement. « Je viens exprimer ma gratitude avec déférence au président de la République, chef de l’État, pour avoir permis que cette formation et cet encadrement aient lieu en cet endroit, mais aussi pour avoir mis à la disposition du Service National tout ce dont on avait besoin…», a fait savoir l’officier supérieur.
Et pour continuer, ce lot des bâtisseurs, aujourd’hui, bons citoyens et désormais utiles à la société sera remplacé par plusieurs nouveaux groupes de jeunes délinquants appelés jadis « Kulunas » et seront remis au commandant du Service National ce mardi par le chef de la Police nationale congolaise.

« Vous recevez vos affectations et aujourd’hui, lorsque nous finissons, l’on vous dotera des tenues et de tout ce qu’il faut. Vous récupérez vos vêtements et vos affaires aujourd’hui. Le pays a besoin de vous aller dans vos lieux d’affectation pour y travailler », a promis le général Kabwik.
Rappelons qu’à l’occasion, des brevets ont été remis aux 1600 lauréats avec une mention spéciale au président de la République pour son implication dans la réussite de cette formation. Certifiés et affectés, ces laissés pour compte d’hier prouvent désormais le changement auxquels ils ont adhéré durant ce temps de formation.
Ils seront envoyés dans quelques provinces : Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Kananga… avec un gros lot pour Kinshasa ce dimanche. Ces bâtisseurs issus de tous les recoins du pays ont la charge de réhabiliter le bâtiment de l’hôpital de Kintambo et seront dans la production et la fabrication des bancs au sein de la menuiserie du Service National située dans la commune de la N’Sele. Ces bancs répondront aux demandes de différentes écoles et instituts supérieurs et universitaires de Kinshasa, de l’ex-Bandundu et du Kongo Central.
Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
