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Sénateur, S.G.honoraire à l’Economie et ex président de la FEBACO, Bony Mwawatadi sera inhumé ce samedi 22 janvier 

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Décédé tôt le matin du 14 janvier, le sénateur Bony Mwawatadi Shibondo sera inhumé ce samedi 22 janvier 2022 à la Nécropole « Entre Ciel et Terre » à N’Sele.

A en croire le programme officiel des funérailles, ce vendredi 21 janvier 2022, c’est la clôture le soir de séances de prières au domicile du défunt sis rue Nzundu n°1, commune de Ngaliema.

Samedi 22 janvier 2022 : Levée du corps à l’Hôpital du Cinquantenaire à 11 heures, puis départ du cortège funèbre pour le Nécropole où se déroulera la cérémonie d’inhumation. Le reste du programme sera communiqué à la fin des hommages à l’Hôpital du Cinquantenaire.

Véritable baobab qui vient de s’effondrer, il portait à la fois plusieurs casquettes. Bony Mwawatadi Shibondo, pour ceux qui ne le savent pas, était un cadre polyvalent, un être multidimensionnel. Haut fonctionnaire, il est entré tôt au ministère de l’Economie, à la fin de ses études l’Université de Lubumbashi et a gravi les échelons de commandement jusqu’à atteindre le sommet de la pyramide administrative, le secrétariat général jusqu’à sa retraite.

Dans les milieux sportifs congolais, Bony Mwawatadi était connu comme l’homme qui a donné un coup de pouce au basket-ball au Katanga, où il avait œuvré à l’époque comme directeur de cabinet au gouvernorat de province. A ses heures perdues, le sportif Bony Mwawatadi s’était tellement investi corps et âme dans la discipline, au point de hisser l’équipe de basket-ball de Lubumbashi au rang de meilleurs teams de la RDC.

Il était patron de l’équipe sportive Arc-en-ciel de Kinshasa, avant d’être élu président de la Fédération de basket-ball du Congo, FEBACO en sigle, jusqu’à sa mort.

Enfin, élu de Luiza dans le Kasaï central, le député Boniface Mwawatadi s’est battu pour que le territoire acquiert l’envergure d’un territoire rayonnant dans le Kasaï central, avec l’ambition de s’ériger en grande ville. Mission exaltante qu’il a poursuivie avec détermination plus tard comme sénateur jusqu’à sa mort.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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