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Sénat : Voici les commissions permanentes de la 4ème législature et leurs animateurs
Sous la conduite de Jean-Michel Sama Lukonde, Président de la chambre haute du Parlement, les Sénateurs, réunis en plénière, ce vendredi 1er novembre, ont procédé à la mise en place définitive et à l’installation officielle des membres des bureaux des commissions permanentes et du Comité de conciliation et Arbitrage du Sénat pour cette 4ème législature.
Cette installation officielle intervient après la validation par la plénière de l’arbitrage opéré par le Bureau Sama Lukonde qui a veillé à la répartition équilibrée des responsabilités en fonction des forces politiques en présence, de la représentation provinciale ainsi que de la représentativité des femmes.
À cet effet, après éclatement en commissions ayant eu chacune des échanges et discussions approfondies en son sein et entre ses membres, la plénière a pris acte de la composition de chacune et a adopté l’occupation des postes de direction des commissions permanentes du Sénat comme suit :
1. L’UDPS Lodi Emongo Jules chapeaute la Commission politique, administrative, juridique et Droits humains.
2. La Commission des relations avec les institutions provinciales et entités territoriales décentralisées, est présidée par « Les rénovateurs » Vangu Kisongo Baby
3. La présidence de la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance est assurée par » l’Alternative républicaine » avec Vunabandi Kanyamiyigo Célestin
4. La Commission des relations extérieures porte à sa tête un membre de « Bâtissons le Congo » en la personne de Christophe Lutundula Apala Pen’Apala
5. L’opposition s’est vue attribuer la présidence de la Commission socioculturelle, genre, famille et enfants qui est assurée par Christine Mwando Katepa
6. La Commission Défense, sécurité et frontières, passe sous la présidence de A7 avec Mpanda Kabangu José
7. Bahati Tito Arlette, l’AFDC et Alliés prend la présidence de la Commission Environnement, Développement durable, Ressources naturelles et Tourisme.
8. La Commission Infrastructures et Aménagement du Territoire est, quant à elle, présidée par la « Dynamique Agissons » à travers Nikomba Sabangu Madeleine
9. La Commission suivie et évaluation de l’exécution des lois, des résolutions, des recommandations et des politiques publiques passe sous la houlette de » Consolidons les acquis » avec Lwanga Munkela Faustin.
10. Enfin, le Comité de Conciliation et Arbitrage est présidé par » Le Peuple d’abord » à travers le doyen Mukamba Kadiata Nzemba Jonas.
Signalons qu’avec cette mise en place, la Chambre haute du parlement peut désormais fonctionner en plein régime étant donné que son bureau peut convoquer la conférence des présidents et proposer le calendrier des matières de la session parlementaire. Une conférence des présidents que le président Jean-Michel Sama Lukonde promet de convoquer dès la semaine prochaine déjà.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel
Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple
Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.
Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.
À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.
Guerre dans l’Est : une nuance juridique
Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.
Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.
Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.
Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire
L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.
Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.
Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.
« La démocratie, c’est la majorité »
Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.
Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.
Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.
Une Constitution à refonder
Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.
À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.
Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.
Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement
Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.
Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.
Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.
Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique
À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.
Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.
Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale
Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.
L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État. » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
