Politique
Sénat : Tony Labila Obial officiellement validé, une expertise économique renforcée à la Chambre haute
Le Sénat de la République a entériné, le lundi 15 décembre 2025, le mandat de Tony Labila Obial au cours d’une séance plénière présidée par le président de la Chambre haute, Jean-Michel Sama Lukonde. Cette validation est intervenue après l’adoption du rapport de la Commission politique, administrative, juridique et droits humains (PAJ-DH), marquant ainsi la clôture de la session ordinaire de septembre, essentiellement consacrée aux questions budgétaires.

Tony Labila Obial prend officiellement le relais de Papy Labila Nkalim, appelé à d’autres fonctions après sa nomination comme directeur de cabinet adjoint au ministère des Infrastructures et Travaux publics, conformément aux dispositions constitutionnelles relatives à l’incompatibilité des fonctions.
Économiste de formation, diplômé de l’Université Catholique du Congo, le nouveau sénateur cumule plus d’une décennie d’expérience professionnelle dans les domaines stratégiques de la finance publique, du budget, de la fiscalité et de l’audit. Cadre au sein de l’Office de gestion du fret multimodal (Ogefrem), il est également le fondateur de TLO Consulting, un cabinet de conseil qui accompagne plusieurs entreprises congolaises et internationales dans leurs stratégies financières et organisationnelles.

Acteur engagé de la vie publique, Tony Labila Obial s’est illustré tant sur le plan politique que technique. Il a notamment exercé comme expert en politique économique et occupé le poste de directeur de campagne lors des élections de 2023 dans le territoire d’Idiofa, une expérience qui a consolidé son ancrage local et sa connaissance des réalités de terrain.
Reconnu pour sa rigueur intellectuelle et sa maîtrise des enjeux macroéconomiques et budgétaires, Tony Labila Obial incarne une nouvelle génération de cadres appelés à jouer un rôle clé dans le renforcement du contrôle parlementaire et l’amélioration de la gouvernance économique au sein de la Chambre haute.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
