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Sénat : Mabaya Gizi accusé à la sécurité intérieure pour détournement de plus de 2,34 millions USD

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Le personnel des cabinets de l’ancien bureau du Sénat ont décidé de porter plainte contre l’ancien questeur Jean Philibert Mabaya auprès de l’administrateur principal de la sécurité intérieure pour détournement de plus de 2,34 millions USD destinés à leurs indemnités de sortie. Ils ont aussi indexé cet ancien proche collaborateur de Léon Kengo Wa Dondo, au bureau sortant du sénat, pour cumul du trop perçu sur l’achat des véhicule à crédit.

Dans une correspondance parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, le personnel politique et d’appoint sollicite l’ implication de la sécurité intérieure pour tirer cette affaire au clair.

« A l’issue de nos prestations de douze ans, soit de 2017 à 2019; au sein des cabinets des différents membres du bureau du Sénat, nous continuons à attendre jusqu’à ce jour, nos indemnités de sortie pourtant déjà liquidées par le gouvernement suivant la lettre du 15 décembre 2019 signée par le ministre des Finances(… ). Ainsi le personnel réclame la sommation des montants ci-après : 1 609 489,76 Usd au titre des indemnités de sortie non encore perçues jusqu’à ce jour et 1 362 999, 56 USD représentant le trop perçu sur les retenus auxquelles il a été astreint de mai 2013 à avril 2015 ayant affichés, au bout du compte, un solde de 2342 243,01 USD, montant dont les traces de transmission à la BIAC se font encore attendre », indique cette correspondance signée par le représentant de ce personnel, Emmanuel Mandala Mayulu.

Tout en demandant au responsable de la sécurité intérieur de mener « si possible » des investigations fouillées, ces membres des anciens cabinets exigent d’être remis dans leurs droits.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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