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Sénat : 874 candidats dans la course pour 100 sièges

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La Cour constitutionnelle a validé, ce jeudi 28 février 2019, les noms des personnes devant faire la course pour le sénat congolais. Cette haute institution de justice n’a enregistré aucune requête en contestation sur les candidats sénateurs provisoirement retenues par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Ils sont 874 candidats qui sont censés concourir à l’élection pour les 100 sièges du sénat. 24 provinces sont concernées par cette élection qui aura lieu le 15 mars dans les Assemblées provinciales.

En effet, les provinces de Nord-Kivu et Mai-Ndombe doivent attendre les législatives reprogrammées pour le 31 mars dans les circonscriptions de Beni ville, Beni territoire, Butembo et Yumbi.

La CENI a rappelé que la campagne électorale ira du 11 au 13 mars. Elle a ainsi invité, en fonction de son calendrier, les candidats ou leurs mandataires à vérifier leurs noms, photos et logos sur la machine à voter à Kinshasa. La chambre haute du parlement congolais est composée de 108 élus, plus l’ancien chef de l’Etat élu. Chaque province élit 4 sénateurs sauf Kinshasa qui va bénéficier du double.

Notons que ces élections ont connu les retraits des certains candidats dont Luzolo Bambi Lessa, Vidiye Tshimanga et Adam Bombole Intole qui avaient saisi la CENI pour dénoncer le monnayage des voix par les députés provinciaux.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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