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Economie

Semaine Africaine de l’Industrialisation : La Commissaire Aminata Samata rappelle aux États la nécessité de ratifier le traité sur la libre circulation des biens et des personnes

En marge de la Semaine Africaine de l’Industrialisation (AIWEEK 2022), tenue du 20 au 25 novembre 2022, la Commissaire en charge de la Santé, des Affaires sociales de l’Union Africaine, Alimata Samata Cessouma, a sensibilisé l’opinion sur la nécessité pour les pays de ratifier le traité sur la libre circulation des biens et des personnes et du droit d’établissement. Cette conférence de presse a eu lieu au chapiteau des médias, au Centre Mahatma Gandhi à Niamey, sous la coordination de Mme Waynne Musabayana, chef de département de l’Information et communication à l’UA.

Devant la presse, Mme Alimata Samata a dit son regret de constater que jusqu’à ce jour seul quatre pays seulement ont pu ratifier ce protocole d’accord. Elle a précisé que chaque région donne ses propres raisons, notamment, d’ordres sécuritaires, pour la plupart de cas.

Outre cela, elle a indiqué que depuis la création de l’OUA à l’Union Africaine, ce protocole avait toujours fait partie des priorités à travers le document fondateur de l’OUA et aussi l’acte constitutif de l’UA. Elle a souligné qu’il était tout à fait impossible de parler d’intégration économique sans évoquer la libre circulation des biens et des personnes. Bien plus, elle a indiqué qu’il était donc nécessaire d’évoquer ce protocole d’autant plus qu’il complète la zone de libre échange continentale (ZLECAf).

Elle a noté qu’il y avait des difficultés par rapport à la mise en œuvre de ce protocole qui a essentiellement un lien entre la ZLECAf et aussi ce développement qu’on veut pour une Afrique à la fois forte, intégrée, prospère et surtout diversifiée économiquement conformément à l’Agenda 2063.

Elle a énuméré les quelques avantages qu’offre ce protocole qui sont entre autres économique, social, sanitaire dans tous les domaines, de mains d’œuvres et de partages d’expériences, le secteur informel, les infrastructures pour nos ressources minières, agricoles, productions industrielles que nous exploitons et de renchérir que l’Afrique a le moyen de se nourrir en dépit des zones déficitaires et excédentaires.

Autre raison avancée par la Commissaire Samate est le fait que d’autres États s’estiment déjà assez suffisamment peuplés et craignent que d’autres viennent encore s’ajouter chez eux. Elle a lancé, à cet effet, un appel à la presse pour mieux sensibiliser les parlements afin d’avoir les onze ratifications pour que ce traité important puisse entrer en vigueur.

Elle a renchéri qu’un excellent travail avait été fait en collaboration avec l’OIM pour produire un documents très riches qui a été mis à la disposition des États membres concernant les défis et les solutions par rapport à l’ouverture des frontières et la libre circulation des biens et des personnes. Toutefois, elle s’est dit rassurante devant la presse et a promis de continuer à travailler là-dessus jusqu’à l’aboutissement des résultats.

Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET de retour de Niamey