Actualité
Selon le journaliste sportif Eddy Kanku : L’AS V.Club ne doit pas jouer la Supercoupe !
En tant qu’observateur passionné du football congolais, Eddy Kanku a tenu à exprimer son point de vue personnel sur la participation de l’AS V.Club à la Supercoupe du Congo contre le TP Mazembe. Selon lui, il serait judicieux pour l’AS V.Club de ne pas prendre part à cette rencontre.
Une saison difficile et une reconstruction en cours
Tout d’abord, Kanku souligne que l’AS V.Club sort d’une saison extrêmement compliquée. L’équipe est actuellement en pleine phase de reconstruction, un processus délicat nécessitant du temps et de la patience. Le nouvel effectif n’a pas encore eu l’occasion de prouver sa valeur sur le terrain et les joueurs sont encore en train de s’adapter les uns aux autres. Il serait donc risqué de les confronter prématurément à un adversaire aussi redoutable que le TP Mazembe.
Une préparation physique sans travail tactique
Ensuite, Kanku indique que l’AS V.Club n’a, jusqu’à présent, travaillé que sur la première phase physique de sa préparation. Les séances tactiques, cruciales pour bâtir une équipe solide et cohérente, n’ont pas encore été mises en œuvre. Se mesurer à un TP Mazembe, vainqueur la saison dernière et ayant réalisé un parcours impressionnant en Ligue des Champions de la CAF, serait une décision précipitée. Cette équipe est bien rodée et possède une expérience considérable sur la scène africaine.
Un effectif renouvelé et un manque de cohésion
Enfin, Eddy Kanku souligne que l’effectif de l’AS V.Club a été presque entièrement renouvelé. Seuls 9 des 28 joueurs de l’année passée sont restés, ce qui signifie que de nombreux automatismes sont encore à créer. La cohésion d’équipe est un élément fondamental pour réussir dans le football, et il est évident que V.Club a besoin de temps pour souder ses nouvelles recrues.
Une recommandation prudente
Pour ces raisons, Kanku recommande aux dirigeants de l’AS V.Club de décliner leur participation à la Supercoupe du Congo. Une telle décision permettrait à l’équipe de se concentrer pleinement sur sa préparation pour la saison à venir. Il est crucial de peaufiner l’effectif et de travailler sur les aspects tactiques avant de se lancer dans des confrontations de haut niveau.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
