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Séisme à l’Assemblée nationale : Mabunda defenestrée !

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Arrivée au perchoir de l’Assemblée nationale en avril 2019, Jeanine Mabunda Lioko a vu son mandat être écourté ce jeudi 10 décembre 2020 par la volonté de ses pairs députés. Ceux-ci ont initié une pétition pour son départ pour mauvaise gestion et autres griefs retenus contre sa personne.

Dans sa défense, la désormais ex présidente de la Chambre basse du Parlement avait pris soin de présenter ses excuses à ses collègues si elle ne s’était pas bien comprendre et promis d’améliorer sa gouvernance. Cependant, la volonté des députés de le faire partir est sans appel !

« En toute simplicité, au-delà des incidents et accidents, si nous avons été mal compris, nous nous en excusons auprès de nos collègues députés. Nous invitons l’auguste assemblée à rejeter cette pétition à notre endroit », c’est en ces termes que Jeanine Mabunda a clôturé ses propos de défense devant ses collègues députés nationaux ce jeudi 10 décembre au Palais du Peuple.

En effet, les moyens de défense présentés par l’élue de Bumba n’ont pas pu convaincre ses collègues députés nationaux. Les griefs retenus contre elle notamment l’opacité dans la gestion des Finances, du mépris à l’égard de la plénière organe suprême de l’assemblée nationale, manque de respect à la première institution du pays mais aussi des violations répétées de la constitution et du règlement intérieur ont pesé dans la balance pour ne pas la faire échapper de cette pétition.

Cependant, la déchéance de l’élue de Bumba vient d’affirmer l’hypothèse selon laquelle le bloc FCC s’était réellement effrité contrairement à ce que certains cadres de cette formation politique ne cessaient de vanter.

Si pour certains Jeanine Mabunda était à la hauteur de ses tâches, d’autres par contre pensent qu’elle était plus au service de l’autorité morale de sa famille politique, le FCC, Joseph Kabila.

Rappelons-le, c’était le 24 avril 2019, qu’elle était élue présidente de l’Assemblée nationale pour la troisième législature de la troisième République, succédant ainsi à Aubin Minaku. Elle était élue sur le ticket FCC-Cach, la coalition de l’ancien président Kabila et celle de l’actuel président Felix Tshisekedi.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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