À la Une
Secours d’urgence: la RDC parmi les 13 pays bénéficiaires d’une aide de 125 millions de $ de l’ONU
La RDC figure dans la liste de 13 pays qui vont bénéficier d’une aide de 125 millions de $ pour des situations d’urgence.
L’information a été livrée ce 12 avril par le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock.
L’ONU a approuvé ce jeudi l’octroi de 125 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) pour appuyer des opérations d’assistance dans 13 situations d’urgence sous-financées.

« Cette allocation du CERF est une bouée de sauvetage pour des millions de personnes confrontées à des crises dans le monde entier, où le niveau de souffrance est alarmant, mais le financement reste extrêmement bas. Sans cet argent, eau potable , abris , protection, soutient nutritionnel, aide alimentaire et autres formes d’assistance ne pourraient jamais atteindre à temps les personnes dans le besoin « , a déclaré M. Lowcock
Les femmes vont aussi bénéficier de cette aide
Cette aide va aussi concernée une catégorie des femmes pour accéder aux soins de santé. « Cet argent sera utilisé notamment pour assister plus de 500.000 femmes confrontées à la violence sexiste et pour aider près de 400.000 autres à accéder à des soins de santé en matière de procréation », a-t-il précisé.
Ces 125 millions de dollars sont un catalyseur fantastique pour les efforts humanitaires dans les 13 pays. « Mais ils ne couvrent que les besoins les plus prioritaires des 9 millions de personnes sur les 28 millions de personnes ayant besoin d’une assistance humanitaire dans ces 13 pays, » a conclu Lowcock, le secretaire général adjoint aux affaires himanitaire et coordonateur des secours d’urgence.
Il a également remercié tous les États membres et les donateurs pour leur générosité.
Il est à noter que « le financement octroyé par le CERF permettra à l’ONU et à ses partenaires humanitaires de mener des opérations humanitaires auprès de plus de 9 millions de personnes au Cameroun, en Colombie, en République démocratique du Congo, à Djibouti, au Tchad, en Haïti, au Honduras, à Madagascar, au Niger, dans les Territoires palestiniens occupés, en Tanzanie, l’Ouganda et l’Ukraine ».
Donc, l’Afrique centrale est très concernée par cette aide.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
