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Sébastien Nzapali, « Roi des bêtes « , est mort à Bruxelles
Sébastien Nzapali, ancien officier des Forces Armées zaïroises( FAZ), est mort ce mercredi 1er avril 2020 au CHU de l’hôpital Brugmann de Bruxelles.
Célèbre tortionnaire sous le régime Mobutu, il avait été condamné à cinq ans de prison par la justice néerlandaise.
Le colonel Nzapali, surnommé « Roi des bêtes » avait été arrêté à Rotterdam pendant qu’il tentait de se
procurer un statut de réfugié politique. Il était accusé des actes de torture durant le règne du Président Mobutu.
Sebastien Nzapali est né en 1952 en République Démocratique du Congo (RDC). Il devient tout d’abord membre de la garde présidentielle de Mobutu Sese Seko. Entre 1990 et 1995 il dirige les escadrons de la mort qui ont répandu la terreur dans les rues de Kinshasa, capitale de l’Ex-Zaïre, actuelle RDC. En 1996, il est Commandant de la Garde civile basée à Matadi.
Durant cette période, il aurait ordonné à ses gardes du corps d’arrêter un agent de douane dans le porte de Matadi qui auraient emmené l’homme dans les locaux de la Garde Civile pour l’enfermer dans une cellule. L’homme aurait été soumis à des actes de torture systématique pendant plusieurs jours sous les ordres de Nzapali. La victime, à moitié nue, aurait été fouettée et passée à tabac puis finalement libérée.
Après le renversement de Mobutu en 1997, Nzapali s’enfuit pour les Pays-Bas.
En 1998, Nzapali fait une demande d’asile aux Pays-Bas qui est rejetée, les autorités le soupçonnant d’avoir commis des crimes internationaux. Parallèlement, plusieurs plaintes sont déposées par des victimes devant les autorités néerlandaises. Nzapali est finalement arrêté en septembre 2003. Les enquêteurs néerlandais se sont rendus en RDC pour rassembler interroger trois des quatre victimes possibles.
Le procès s’est ouvert le 24 mars 2004. Le 7 avril 2004, Nzapali a été reconnu coupable de participation à des actes de torture et condamné.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
