Connect with us

Actualité

Sébastien Desabre : trois ans pour changer l’histoire du football congolais

Desabre débarque à Kinshasa et personne ne lui parle de Coupe du Monde. Le football congolais vient de rater le Qatar — une sélection pleine de talents qui n’arrive jamais à transformer ça en résultats. Trois ans après, les Léopards sont à 90 minutes du Mondial. Ce n’est pas de la chance.

Français, né en 1979. Il aurait pu rester en Europe — il a choisi l’Afrique. Avant le Congo, l’Ouganda : les Cranes qualifiés pour la CAN 2019, leur première depuis 1978. La méthode, déjà, c’était ça : défense solide, groupe soudé, pas de star system. Arrivé à Kinshasa, il n’a rien changé.

Une transformation en profondeur

Avec la RDC, la méthode a été la même, mais l’ampleur du résultat a dépassé ce qu’on attendait. Les Léopards ont terminé deuxièmes du groupe B des éliminatoires, derrière le Sénégal, avec vingt-deux points en dix matchs. Puis, en novembre 2025, le vrai test est arrivé : le playoff africain, réservé aux deuxièmes de groupe. Desabre a présenté une équipe qui a battu le Cameroun 1-0 en demi-finale, avant de battre le Nigeria aux penalties en finale — 1-1 après prolongation, 4-3 aux tirs au but. Ces deux résultats ont placé la RDC comme représentante de l’Afrique dans le tournoi intercontinental.

Les amateurs de football congolais qui suivent les matchs sur 1xbet apk rdc savent ce que représentent ces victoires. Pas sur des équipes ordinaires. Sur le Cameroun et le Nigeria — deux géants africains qui n’ont pas l’habitude de s’incliner dans ce genre de confrontation.

Le classement FIFA dit tout

En janvier 2026, la RDC pointe au 48e rang mondial et au 9e rang africain. C’est le meilleur classement de l’histoire récente de cette sélection. Un chiffre qui a une conséquence directe : grâce à leur rang FIFA parmi les participants du tournoi intercontinental, les Léopards sont directement versés en finale de la voie 1, sans avoir à disputer de demi-finale. Ils attendront le 31 mars 2026 au Stade Akron de Guadalajara, face au vainqueur du match Jamaïque–Nouvelle-Calédonie du 26 mars.

Ce n’est pas de la chance. C’est la récompense d’un travail de trois ans sur le classement, les résultats et la régularité.

Ce que les supporters retiennent

Desabre n’est pas devenu congolais. Il reste un entraîneur français qui a choisi de construire sa carrière sur ce continent, avec tout ce que ça implique de logistique, de pression locale et de discontinuité institutionnelle. Mais à Kinshasa, son nom est désormais associé à quelque chose que le football congolais n’avait pas connu depuis un demi-siècle : l’espoir réel d’une Coupe du Monde.

Le 31 mars à Guadalajara, si les Léopards gagnent, Desabre entrera dans l’histoire du sport congolais. S’ils perdent, il restera l’homme qui les a amenés là où personne ne les attendait.