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Scrabble : Garcia Ndunga offre une belle 9e place au Luxembourg lors du Championnat du monde au Canada

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Il a porté haut les couleurs du Luxembourg. Garcia Ndunga s’est illustré lors du prestigieux Championnat du monde de Scrabble francophone, qui s’est tenu du 12 au 19 juillet à Trois-Rivières, au Québec. Face à une élite mondiale aguerrie, ce passionné de lettres a décroché une remarquable 9e place lors du Défi mondial, une épreuve reine qui réunit les meilleurs joueurs de chaque pays.

Si sa 131e place en Duplicate Élite (sur 187 participants) ne correspond pas à ses attentes, Garcia Ndunga refuse de s’enliser dans la déception. Bien au contraire : sa performance au Défi mondial, saluée par plusieurs pointures internationales du Scrabble, lui sert de déclic et de moteur. « Ce classement est la preuve suffisante que je peux beaucoup mieux faire », confie-t-il avec détermination dans les colonnes de L’essentiel. « De nombreux meilleurs joueurs mondiaux m’ont félicité pour cette 9e place. »

Un mental solide et des ambitions affirmées

Lucide sur ses points faibles, Garcia mise sur un entraînement plus intensif et ciblé pour revenir encore plus fort lors des prochains rendez-vous. « Pour 2026, je compte m’entraîner davantage, surtout sur les coups techniques. La clé pour progresser, c’est une meilleure maîtrise de la grille et une concentration à toute épreuve. »

Sa progression est d’autant plus remarquable qu’il évolue dans un environnement où le Scrabble reste un sport cérébral peu médiatisé, et parfois sous-estimé. Sa performance au Canada contribue ainsi à valoriser la pratique compétitive de ce jeu de lettres, souvent réduit à un simple loisir de salon.

Le Luxembourg dans l’arène mondiale

Le parcours de Garcia Ndunga revêt une signification particulière pour le Luxembourg, dont la présence sur la scène internationale du Scrabble se renforce peu à peu. Sa 9e place au Défi mondial permet au Grand-Duché de figurer dans le top 10 d’une compétition disputée par des nations où le Scrabble est une discipline beaucoup plus institutionnalisée, comme la France, la Belgique, ou encore le Québec.

Prochaine étape : les Mondiaux 2026

Garcia Ndunga ne compte pas s’arrêter là. Les yeux déjà rivés sur l’édition 2026 du championnat, il entend revenir avec de nouvelles armes, plus d’aisance tactique et une préparation mentale accrue. Il veut faire mieux, beaucoup mieux. Son objectif : intégrer le top 5 mondial.

En attendant, sa 9e place sonne comme une promesse. Celle d’un joueur qui croit en son potentiel, qui inspire d’autres passionnés luxembourgeois à rejoindre les tournois internationaux, et qui prouve que, même dans les disciplines les plus cérébrales, l’audace et la persévérance finissent toujours par payer.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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