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Scandales et erreurs d’arbitrage secouent les playoffs : l’appel à la VAR en RDC se fait pressant
La phase aller des playoffs du championnat d’élite de la République Démocratique du Congo a été émaillée de controverses liées à des scandales et des erreurs d’arbitrage. Plusieurs arbitres ont déjà été suspendus, suscitant un débat intense quant à la nécessité d’introduire la VAR (Video Assistant Referee) dans le pays. Parmi les incidents les plus marquants, le match du Classico a été le théâtre de décisions contestées, mettant en lumière les lacunes du système actuel.
Des sanctions imminentes pour l’arbitre central et ses assistants :
Lors du match du Classico, opposant l’AS Vclub à une autre équipe, l’arbitre central Martin Mukala de LIFKOR et ses assistants se retrouvent aujourd’hui sur le fil du rasoir. La décision de refuser un but à l’AS Vclub alors que le ballon avait franchi la ligne a créé une vive polémique. De plus, les gestes antisportifs d’Issama Mpeko, qui a marché sur un joueur adverse, et d’Ingele, qui a porté un coup aux parties intimes d’Oscar KABWIT, ont ajouté à la controverse et à la colère des supporters.
L’appel à l’utilisation urgente de la VAR :
Face à la récurrence de ces incidents et à la nécessité d’assurer une justice sportive, de nombreux observateurs sportifs plaident ardemment en faveur de l’introduction de la VAR en République Démocratique du Congo. La VAR est un système technologique qui permet aux arbitres de revoir les actions litigieuses grâce à des caméras et à des angles de vue multiples. Elle a déjà été adoptée dans plusieurs championnats internationaux et a contribué à réduire les erreurs d’arbitrage et à garantir une plus grande équité.
Les avantages potentiels de la VAR :
L’utilisation de la VAR présente de nombreux avantages potentiels pour le football congolais. Tout d’abord, elle permettrait de réduire les erreurs d’arbitrage flagrantes, comme celle ayant conduit au refus du but de l’AS Vclub lors du match du Classico. En offrant aux arbitres un outil supplémentaire pour prendre des décisions justes, la VAR pourrait contribuer à restaurer la confiance des joueurs, des entraîneurs et des supporters dans l’intégrité du jeu.
De plus, l’introduction de la VAR aurait un impact positif sur l’image du football congolais à l’échelle internationale. En alignant le championnat d’élite du pays sur les normes technologiques modernes, la RDC enverrait un signal fort de professionnalisme et de transparence.
Les scandales et erreurs d’arbitrage qui ont marqué cette phase aller des playoffs en République Démocratique du Congo ont ravivé le débat sur l’introduction urgente de la VAR. Les incidents lors du match du Classico ont mis en évidence la nécessité de garantir une justice sportive et de réduire les erreurs d’arbitrage flagrantes. L’utilisation de la VAR offrirait une solution technologique pour remédier à ces problèmes et contribuerait à restaurer la confiance des acteurs du football congolais. Il est donc temps d’envisager sérieusement l’adoption de la VAR dans le championnat d’élite de la RDC afin d’assurer l’équité et l’intégrité du jeu.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
