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Santé/LINAC : 8e Journée scientifique autour de la lutte contre le cancer en RDC !
Le collectif de médecins rassemblés dans la Ligue Nationale contre le Cancer, (LINAC) en sigle, ont donné une conférence ce Samedi 23 février 2019 à l’hôtel Sultani dans la commune de la Gombe.
À l’occasion de la journée mondiale du Cancer célébrée le 3 février de chaque année.
Dans leurs différents exposés entièrement centrés sur les techniques et moyens de lutte contre le cancer, tour à tour les médecins pathologistes ont défilé, chacun dans son domaine de recherche, pour démontrer en terme de statistique le progrès consenti dans la lutte contre le cancer en République Démocratique du Congo, et Kinshasa en particulier.
Ils sont réunis autour du thème : « JE SUIS ET JE VAIS » dans la lutte contre le cancer. Dans ce beau cadre et milieu chic de la ville de Kinshasa, l’asbl réunie autour du prof. Bienvenu Lebwaze, président de la LINAC, a rehaussé de sa présence à cette commémoration.
Il a expliqué la genèse du cancer aux méthodes curatives dans le but de fonder un congo « sans cancer ».
« Le Cancer peut être génétiquement héréditaire en cas de prédisposition », nous dit le Dr. Tite Mikobi, l’idée est de trouver à l’aide des petits changements quotidiens, pour aboutir au changement définitif dans le monde.
Le Cancer peut toucher tout genre de personne, du petit au plus grand, chacun dans sa situation personnelle.
Pour les enfants, Dr. Aleine Budiongo a évoqué plusieurs difficultés rencontrés par cette tranche d’âge, notamment l’accès aux soins limités, le retard des diagnostics, l’insuffisance de personnes formées pour ce traitement.
À noter que d’après le Dr. Tite Mikobi, la cellule cancéreuse est immortelle.
Elle peut même envahir d’autres cellules.
Dans ce cas, le diagnostic précoce est recommandé en cas de suspicion d’une tumeur cancéreuse.
Dans la lutte pour vaincre le cancer, il faut avoir les chiffres.
Le peu de chiffres existants est le fruit de recherche personnelle pris dans un échantillonnage.
Or ceux-ci manquant en RDC, cela pose un sérieux problème dans cette bataille.
Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
