Santé
Santé : La Fondation Grâce Monde appelle à une mise en place effective de la gratuité de l’accouchement
La coordinatrice de la Fondation Grâce Monde, Grâce Mbongi, s’est exprimée lors d’une conférence de presse tenue le samedi 23 mars 2024 au Centre de Rééducation pour Handicapés Physiques. Au cœur de son discours se trouvait la question de la gratuité de l’accouchement, une préoccupation majeure de sa fondation.
En tant que mère elle-même, Grâce Mbongi est motivée par le désir de voir les femmes accoucher dans la paix et sans frais, afin de les libérer de l’emprisonnement financier que représente souvent la maternité. Durant ses sept années de lutte en faveur de l’accouchement gratuit, la Fondation Grâce Monde a réussi à aider de nombreuses femmes à travers la République démocratique du Congo en les prenant en charge dans les maternités, avant que le président Félix ne donne son accord pour la gratuité de la maternité dans les hôpitaux publics.
Cependant, Grâce Mbongi a lancé un appel au chef de l’État, constatant que ceux qui se sont adressés à lui pour mettre fin à cette situation tragique ont rencontré de nombreuses difficultés pour rendre effectif le programme de gratuité de la maternité. Elle a souligné que sur les 240 hôpitaux publics de la capitale , seulement environ 40 bénéficient actuellement de cette aide.
Dans son allocution, elle a exprimé sa gratitude envers le président Félix Tshisekedi et son épouse d’avoir reconnu le drame vécu par les femmes avant, pendant et après l’accouchement. Elle a également fait part de la volonté de la Fondation Grâce Monde de proposer son expertise et son savoir-faire pour contribuer à mettre fin à cette situation . Grâce Mbongi a insisté sur l’importance de président Felix de prendre en compte les cris de détresse de la fondation et d’ouvrir un débat sur cette problématique.
Après sept années de lutte, la fondation a réalisé qu’il est essentiel de fournir une assistance concrète, étant donné que le chef de l’État et son épouse ont été attentifs aux cris de détresse des mères. La Fondation Grâce Monde continue de se mobiliser pour la gratuité de l’accouchement et espère que ses appels seront entendus, permettant ainsi de sauver des vies et d’améliorer la santé et le bien-être des femmes en République démocratique du Congo.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
