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Politique

Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka

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La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.

Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.

À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.

Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.

« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.

Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.

L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.

Mike Tyson Mukendi

Politique

Butembo : Tembos Yotama appelle la population à la vigilance face aux tensions entre le gouverneur du Nord-Kivu et le député Mbindule Mitono

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Le député national honoraire et leader du groupe de pression Véranda Mutsanga, Tembos Yotama, a exprimé son inquiétude face à ce qu’il qualifie de « campagne médiatique systématique » menée contre le gouverneur du Nord-Kivu par le député national Mbindule Mitono Crispin. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 19 mai à Butembo, il a dénoncé des attaques qu’il juge dangereuses et politiquement contre-productives dans un contexte sécuritaire déjà fragile.

Selon Tembos Yotama, le gouverneur de province ne doit pas être considéré comme une simple autorité administrative, mais comme le représentant direct du président de la République dans la province. « À travers ses attaques répétées, c’est non seulement l’autorité de l’État qui est visée, mais également l’image de l’armée engagée sur le front pour défendre l’intégrité de notre territoire », a-t-il déclaré. Il estime également que l’élu de Butembo n’en est pas à ses premières sorties médiatiques controversées ni à ses campagnes de manipulation.

Le leader de la Véranda Mutsanga a par ailleurs critiqué certaines prises de position du président du conseil d’administration du Cadastre minier, qu’il accuse de contradictions politiques. Selon lui, se présenter comme principal défenseur du président Félix Tshisekedi et porte-étendard exclusif de la révision constitutionnelle relève « d’une incohérence politique manifeste ». Tembos Yotama affirme que la population de Butembo soutient le chef de l’État pour sa vision et ses actions, « et non à cause d’un individu qui cherche à monopoliser ses combats à des fins personnelles ».

Réagissant aux critiques de Mbindule Mitono sur les opérations conjointes FARDC-UPDF contre les rebelles ADF, Tembos Yotama a défendu le bilan de ces opérations. Il reconnaît que plusieurs défis restent à relever pour restaurer totalement la paix dans la région, mais rejette l’idée d’un échec. Il a également rappelé que le gouverneur du Nord-Kivu, le général-major Eva Somo Kakule, n’est pas le commandant des opérations militaires, soulignant que l’autorité provinciale s’emploie plutôt à la reconstruction et à la modernisation des infrastructures de la province.

Face à cette montée des tensions entre les deux personnalités, Tembos Yotama a appelé la population de Butembo et du Nord-Kivu à faire preuve de vigilance. « Il faut éviter de céder à la manipulation, aux discours populistes et aux campagnes de haine contre les institutions et les forces de défense », a-t-il insisté. Pour lui, l’heure doit être à l’unité, à la responsabilité et au patriotisme afin de faire face aux défis sécuritaires auxquels la province et le pays sont confrontés.

Dalmond Ndungo

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