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Santé

SANRU : Lancement officiel de la campagne de promotion de la prise en charge correcte du paludisme dans le secteur privé

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Ce mardi 29 décembre 2020, à Pullman Hôtel, SANRU asbl et les partenaires du ministère de la Santé, la DPM et la DESP ainsi que les partenaires du secteur privé dont la FEC, ont procédé au lancement officiel de la campagne de promotion de la prise en charge correcte du paludisme dans le secteur privé. Le coup d’envoi a été donné par le Directeur du Programme National de la Lutte contre le Paludisme, Eric Mukomena.

Prennant la parole en premier, Adrien N’siala, Conseiller technique et stratégique du SANRU asbl, au nom du Directeur Technique de cette structure, a laissé entendre qu’il n’y a pas de santé sans médicament de qualité. Raison pour laquelle SANRU asbl apporte son soutien au PNLP pour assurer la dispensation des antipaludiques de qualité recommandés par le PNLP et autorisés par la direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM). Dans son mot de circonstance, le conseiller technique et stratégique du SANRU asbl a fait savoir que près de 50% des citoyens congolais consultent directement dans les établissements de santé du secteur privé en cas de fièvre et plus de 70 % des antipaludiques qui circulent dans le pays sont dans le secteur privé.

D’après SANRU asbl et les partenaires du Ministère de la santé, la DPM et la DESP, et les partenaires du secteur privé, les fabricants, les importateurs et les Ordres des Pharmaciens, des Médecins et des Infirmiers ont engagé un processus pour l’amélioration de la prise en charge du paludisme dans ce secteur crucial, pour la Couverture Santé Universelle en RDC. Pour cela, ces partenaires ont, ensemble, entamé la formation des prestataires du secteur privé sur les différentes composantes d’une prise en charge correcte et rationnelle du paludisme dont la prise en charge proprement dite, la gestion des stocks et l’assurance qualité. « Dans le cadre de ce programme mis en œuvre dans 7 grandes villes dont la ville province de Kinshasa, nous allons aussi développer une forte communication en direction de patients et des prestataires privés sur la politique nationale de lutte contre le paludisme à travers les médias, la communication interpersonnelle et la délégation médicale. Cette session en est le point de départ officiel », a déclaré Adrien N’siala.

Pour sa part, le Directeur du PNLP, Éric Mukomena, a fait le lancement de cette campagne tout en louant son début. « Nous, nous devons tous ensemble, d’arrêter de diaboliser les privés, car ils font du bon travail et donc, avec eux, ensemble, nous allons mener la lutte », précise-t-il.

Yvon Cizunu, Président du comité Professionnel des Grossistes du secteur Pharmaceutique (importateurs et distributeurs) répondant aux questions a, pour sa part, fait savoir de quelle façon la FEC va accompagner cette campagne. Il l’a dit en ces termes : « Nous allons accompagner SANRU dans ce projet par nos importations, par la disponibilité, nous allons accompagner SANRU partout sur toute la République Démocratique du Congo, pour disponibiliser ces antipaludéens.  C’est cela notre accompagnement ».

Il est important de dire que cette campagne de promotion de la prise en charge correcte du paludisme dans le secteur privé qui a débuté mardi à Kinshasa, va s’étendre dans 6 autres provinces de manière progressive, au cours des trois prochaines années.

Au regard des taxes qu’imputent la RDC, ces médicaments auront un coût raisonnable, en vue de permettre à tout utilisateur de s’en procurer.

Tim Katshabala/CongoProfond.net


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Santé

Renforcer l’autonomie des filles : La clé de l’éradication du SIDA par l’éducation et les droits à la santé

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Aujourd’hui, nous célébrons la Journée internationale de l’enfant africain dans des circonstances difficiles, nos communautés et nos pays étant confrontés à de multiples crises. Bien que nous ayons fait plusieurs progrès, de nombreux obstacles empêchent encore tous les enfants africains de jouir de leurs droits et de mener une vie pleine et en bonne santé.

Malgré les progrès réalisés au cours des dernières décennies, on estime que 58 % des enfants en âge de fréquenter le deuxième cycle du secondaire en Afrique

subsaharienne ne sont pas scolarisés. En Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC), seuls 65% des filles et 69% des garçons terminent l’école primaire, les filles sont moins nombreuses que les garçons à achever leur scolarité et cet écart s’accroît avec l’âge. Dans le même temps, une adolescente sur quatre et près d’un adolescent sur cinq ne reçoivent aucune éducation ou formation formelle.

Notre région est confrontée à une crise avec le taux de natalité le plus élevé au monde : 33 % des femmes accouchent avant l’âge de 18 ans, et 3,5 % avant l’âge de 15 ans. Le mariage des enfants est endémique : plus d’une fille sur sept est mariée avant l’âge de 14 ans, voire trois sur dix dans certains pays. Il est alarmant de constater que seulement 15 % des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, ou leurs partenaires, utilisent des contraceptifs modernes. Ce manque d’accès à la santé reproductive aggrave les problèmes, car près de la moitié des adolescentes et plus d’un tiers des garçons justifient de manière choquante le fait de battre leur femme. Le fléau des mutilations génitales féminines persiste également, sa prévalence chez les filles âgées de 15 à 19 ans variant considérablement de moins de 1 % à plus de 90 % dans la région. Ces dures réalités exigent une attention et une action urgentes.

Ces sombres statistiques représentent la vie de jeunes filles dont le potentiel est bafoué et l’avenir détourné. Nombre d’entre elles ne retourneront jamais à l’école, reléguant leur participation économique à des emplois mal rémunérés et perpétuant un cycle de pauvreté pour leurs enfants. Maintenir les filles à l’école est un défi majeur qui exige des investissements urgents. Les femmes plus instruites sont en meilleure santé, ont des revenus plus élevés, se marient plus tard et contribuent à la santé et à l’éducation de leur famille.

Ces facteurs combinés peuvent permettre à des millions de personnes de sortir de la pauvreté. L’éducation est également essentielle pour lutter contre les taux élevés de VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes. Il est temps de renouveler l’engagement en faveur de cette cause.

Malgré une baisse substantielle des nouvelles infections par le VIH au niveau mondial, l’épidémie continue de toucher de manière disproportionnée les adolescentes et les jeunes femmes, en particulier en Afrique.

Les adolescentes et les femmes (âgées de 15 à 49 ans), qui représentent 43 % des nouvelles infections par le VIH dans la région en 2022, continuent de se heurter à des obstacles juridiques et sociétaux, tels que les limites liées à l’âge du consentement pour l’accès au dépistage du VIH. Ces obstacles entravent leur accès au VIH et à d’autres services vitaux, notamment en ce qui concerne la violence sexiste, ainsi que les efforts visant à réduire la stigmatisation et la discrimination.

4,8 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre, et plus d’un quart (26 %) de tous les enfants séropositifs dans le monde résident dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. En outre, 38% des nouvelles infections chez les enfants se produisent dans cette région.

Nos données montrent que le maintien d’une fille à l’école secondaire peut réduire son risque de contracter le VIH jusqu’à 50 % dans certains pays.

L’éducation est un facteur de protection contre les mariages d’enfants et les mariages précoces, les grossesses non désirées chez les adolescentes, la violence, la stigmatisation et la discrimination liées au genre.

L’engagement de l’AOC, approuvé par les ministères de l’éducation et de la santé en 2023, envisage une Afrique subsaharienne où les adolescents et les jeunes obtiennent des résultats positifs en matière de santé, d’éducation et d’égalité des sexes.

Il vise à améliorer les résultats des jeunes en matière de santé et d’éducation en renforçant le plaidoyer, en fournissant un cadre politique, en renforçant les mécanismes de coordination, en encourageant la collaboration entre les secteurs de l’éducation et de la santé, et en mobilisant les donateurs autour d’un programme commun, avec des rapports périodiques par rapport aux objectifs convenus pour assurer une mise en œuvre cohérente.

À l’occasion du premier anniversaire de l’engagement de l’AOC, il est louable que l’Union africaine ait désigné 2024 comme l’année de l’éducation pour le continent.

Cinq agences des Nations unies – ONUSIDA, UNESCO, UNFPA, UNICEF et ONU Femmes – collaborent avec les gouvernements, l’Union africaine, la société civile, les réseaux de femmes et de filles et les partenaires du développement, dans le cadre de l’initiative Education Plus, afin de déployer des efforts délibérés pour investir dans l’éducation des adolescentes et dans des programmes de transition entre l’école et le travail, de manière à réduire le risque de contracter le VIH/sida et à leur assurer un avenir indépendant sur le plan économique.

Alors que nous célébrons la Journée de l’enfant africain, unissons-nous pour garantir le droit de chaque enfant à l’éducation et à un avenir meilleur. Nous ne devons pas laisser tomber nos jeunes. Nous devons investir dans leur vie et protéger leurs droits. Investir dans l’éducation, ce n’est pas seulement mettre fin à la pauvreté et aux disparités entre les sexes ; c’est aussi donner à chaque enfant la possibilité de s’épanouir et nous aider tous à lutter contre le sida d’ici à 2030.

Berthilde Gahongayire est la directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du programme commun des Nations unies sur la lutte contre le sida (ONUSIDA).


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