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Sankuru: L’élection du gouverneur et de son adjoint fixée au 16 avril
La CENI a publié le calendrier de l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de la province du Sankuru ce mardi 15 février 2022.
C’est le Rapporteur de la Commission Électorale Nationale Indépendante, Patricia NSEYA, qui a présenté le calendrier réaménagé de l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur de la province du Sankuru lors d’une conférence de presse organisée au siège de la CENI.
Selon le porte-parole de la CENI, cette élection se déroulera donc le 16 avril prochain.
Outre la publication dudit calendrier le Rapporteur a réagi aux questions d’actualité liées au processus électoral en cours.
D’entrée de jeu, elle a précisé que « la Ceni ne va pas se livrer au jeu de ping-pong avec les membres du gouvernement ». Car, « la Centrale électorale a une feuille de route qu’elle doit suivre pour respecter le timing constitutionnel des élections de 2023 ».
« Ce sujet intervient suite à la réclamation de notre autonomie administrative et financière, parce que nous voulons être réellement indépendant », confirme Patricia Nseya.
Et de poursuivre : « Concernant l’autonomie financière et l’indépendance de la Ceni, l’article 6 et 44 de la loi organique de la Ceni, nous donne notre autonomie administrative et financière, l’article 84 de notre règlement intérieur parle les types de budgets de la Ceni notamment, le budget de rémunération, de fonctionnement, d’investissement et des opérations. Mais jusque là, la Ceni n’a pas reçu le budget des opérations, encore moins des investissements ».
S’agissant de la mutualisation, le porte-parole de la CENI a déclaré ceci : « Au regard de notre feuille de route et des contraintes que nous avons, s’il faut s’en tenir à la mutualisation, c’est fort possible que nous soyons en retard ».
Enfin sur la prétendue surfacturation qu’aurait opérée la CENI, elle n’a pas non plus mâché ses mots : » Je me demande ce que cela signifie. Car depuis notre investiture et la remise-reprise jusqu’au moment où je vous parle, tous les membres de la CENI utilisent leurs véhicules personnels. Et pour le proforma que nous avions déposé au Ministère des Finances, le ministre peut vérifier les tarifs à CFAO, qui est une société sérieuse connue de tous ».
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real
La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.
Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion
Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.
Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.
L’irruption fatale de militaires armés
C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.
Une escalade brutale et incompréhensible
La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.
Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.
4 balles pour une vie
Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.
Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.
Mort à l’arrivée à l’hôpital
Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.
Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.
Un crime qui interroge et scandalise
À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?
Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
