Politique
Sankuru : Le Gouverneur Victor Kitenge Kanyama déchu par l’Assemblée Provinciale
Le gouverneur du Sankuru, Victor Kitenge Kanyama, a été destitué lundi 26 mai 2025, par l’Assemblée provinciale, marquant la culmination d’une motion de défiance adoptée à la majorité. Seize des 25 députés provinciaux ont voté la motion, exprimant ainsi leur perte de confiance envers le chef de l’exécutif provincial.
Les élus reprochent à Kitenge Kanyama une série de manquements graves, incluant « une incompétence notoire, un déficit de leadership et une gestion jugée calamiteuse des affaires de la province ». La motion dénonce également des violations répétées de la loi n°08/012 du 31 juillet 2008 sur la libre administration des provinces, ainsi que des entorses au règlement intérieur de l’Assemblée provinciale.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le gouverneur et les députés, qui l’accusaient également de ne pas respecter ses obligations envers les institutions locales.
La déchéance de Victor Kitenge Kanyama survient à peine 24 heures après qu’il ait été victime d’un malaise cardiaque lors d’une réunion du Conseil provincial de sécurité. Il a été transféré d’urgence à Mbuji-Mayi, dans la province voisine du Kasaï Oriental, où il est actuellement hospitalisé.
L’intérim du gouverneur déchu devrait être assuré par le Vice-Gouverneur, en attendant la désignation d’un nouveau titulaire du poste, conformément à la procédure légale.
Cette crise institutionnelle au Sankuru met en lumière les défis persistants de la gouvernance provinciale en RDC, souvent caractérisée par des conflits politiques, une instabilité administrative et une méfiance entre l’exécutif et le législatif.
Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
Politique
Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout
La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.
Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.
Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.
Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.
Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.
Junior kasamba/Congoprofond.net
