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Samuel Mbemba Kabuya : Un ministre des Droits Humains « prêt au combat » pour la dignité des Congolais
Le nouveau ministre des Droits Humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a officiellement pris ses fonctions ce mercredi 13 août 2025, lors d’une cérémonie solennelle organisée au siège du ministère, à Kinshasa-Gombe, devant une foule venue assister à l’événement.
Dans son allocution, il a exprimé sa profonde gratitude au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la confiance placée en lui, ainsi qu’à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka pour l’avoir intégré à son équipe gouvernementale.
Affichant un ton résolument déterminé, Me Mbemba Kabuya a rappelé que « les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits », avant de relever que cette vérité universelle reste encore loin d’être vécue par de nombreux Congolais.

Il a cité, entre autres, les populations meurtries de l’Est du pays, les travailleurs du secteur privé soumis à des conditions précaires, les enfants contraints au travail dans les mines, ou encore les citoyens victimes d’abus de la part de l’État et de certains opérateurs économiques.
« C’est avec un esprit combatif que je prends mes fonctions », a-t-il martelé, promettant de se battre sans relâche pour que chaque Congolais puisse jouir pleinement de ses droits fondamentaux, quels que soient son origine, sa condition sociale ou sa région.
La cérémonie a également réuni le Conseiller principal au Collège juridique de la Présidence ainsi que le Secrétaire général du ministère des Droits Humains, témoignant de l’importance accordée à ce passage de relais.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
