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Sakania : L’épée de Damoclès sur les entreprises minières non respectueuses des conditions des travailleurs
C’est ce lundi 27 janvier 2025 qu’a débuté le contrôle parlementaire dans les entreprises minières de Sakania, par la délégation des députés nationaux conduite par Serge Chembo Nkonde, élu de ce même territoire.

Cette équipe diligentée par le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a ouvert sa tâche, à Sakania, par l’entreprise chinoise Jiayou, basée à Lukangaba. Sur place, l’équipe « Serge CHEMBO », constituée de : Tobie Kayumbi, Patrick Munyomo, Balth Chola et Dorothée Madiya, donne le go par la visite de différents sites dont les parkings, les différents bureaux.
Ensuite Serge CHEMBO, assisté de ses collègues, préside une réunion avec l’administration de l’entreprise pour comprendre son fonctionnement, y compris le traitement du personnel.
À l’issue de la réunion, la délégation est allée palper les réalités des travailleurs de Jiayou.

Devant la presse le chef de la délégation a réitéré sa détermination de travailler pour le bien-être de la population et comprendre si l’entreprise Jiayou respecte à la lettre la loi congolaise. « Nous avons pris connaissance du fonctionnement de cette entreprise, y compris le traitement du personnel, les conclusions seront tirées après la comparaison des données mises en notre disposition par l’administration de l’entreprise et les informations en notre possession. Après s’en suivra les sanctions, nous voulons que les entreprises respecte la loi congolaise et surtout améliorent le traitement du personnel « , a déclaré Serge CHEMBO Nkonde.
À l’étape de Frontier Sa, le même travail a été mené avec l’administration. Ensuite la délégation a pris le temps d’échanger avec le banc syndical pour comprendre la manière dont les travailleurs sont traités. La Commission a pris acte des doléances des travailleurs, tout en promettant d’en tenir compte dans le rapport général. Serge CHEMBO Nkonde a aussi invité les travailleurs au respect strict des instructions du travail et promis d’établir un rapport tenant en compte toutes les observations.
Ce mardi 28 janvier 2025, la délégation descendra à Lonshi pour un contrôle dans l’entreprise Sabwe Mining.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
